Quand les réformes échouent, c’est qu’on a besoin de plus de réformes, par Modeste Schwartz

Quand les réformes échouent, c’est qu’on a besoin de plus de réformes, par Modeste Schwartz

1 min de lecture

Partager cet article

Pap Ndiaye – conformément aux critères probables de son recrutement – a certes renouvelé à la marge, dans l’esprit de la dernière mode woke, le design et la rhétorique de ses fonctions. Par ailleurs, néanmoins, que tous les amateurs d'immobilisme mammouthien se rassurent : s’il faut que tout change, c’est bien sûr pour que tout reste comme avant.

Fidèle à la tradition de la quasi-totalité de ses prédécesseurs des dernières décennies, Pap Ndiaye, dans sa tribune publiée ce jeudi par le Monde (et dont rend aussi compte Le Point) exhibe, lui aussi, un programme en forme d’injonction contradictoire : il s’agit, d’une part, de sauver la qualité de l’enseignement (ou, pour le citer, de remédier à des « lacunes préoccupantes »), d’autre part, de continuer à promouvoir la « mixité ». Dans la mesure où l’effondrement qualitatif peut en grande partie être attribué à cette « mixité » – ou, plus précisément, à l’obsession d’une égalité qui n’est plus égalité des chances, mais égalité des résultats, le second objectif contredit frontalement le premier.

Continuons la Révolution permanente, camarades !

Match nul ? Pas tout à fait : ce qui, dans la dynamique typique de l’Education nationale, échappe à cette neutralisation dialectique, c’est l’impératif de réformite. Sachant que nombre d’experts sont d’avis que, indépendamment du contenu des innombrables réformes successives, c’est justement leur nombre et leur fréquence qui, en empêchant toute saine routine de prendre racine, expliquent en grande partie le naufrage du système !

Pap Ndiaye fait donc preuve de cohérence au sein du gouvernement Borne, dont la ligne gouvernementale est de toute évidence de poursuivre et d’accélérer le pourrissement des institutions françaises, de toute façon appelées, pour eux, à se dissoudre à court terme dans l’utopie enfin réalisée de l’euromondialisme triomphant.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Tours : 30 minutes par jour pour sortir ses cartons sous peine de 2 500 euros d'amende — et des caméras à intelligence artificielle dans les bennes
Photo by Max Böhme / Unsplash

Tours : 30 minutes par jour pour sortir ses cartons sous peine de 2 500 euros d'amende — et des caméras à intelligence artificielle dans les bennes

À Tours, la Métropole impose désormais aux commerçants du centre piéton un unique créneau de trente minutes, de 17 h 30 à 18 h, pour déposer leurs cartons. En dehors de cette fenêtre, le dépôt peut être considéré comme « sauvage » et exposer à une amende pouvant atteindre 2 500 euros. Dans le même temps, cinq camions-poubelles sont équipés de caméras à intelligence artificielle pour surveiller le contenu des bacs. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le


Rédaction

Rédaction

Déviation de Beynac : l'État verse 24 millions d'euros au Département… pour un pont illégal que la justice a fait démolir

Déviation de Beynac : l'État verse 24 millions d'euros au Département… pour un pont illégal que la justice a fait démolir

L’affaire de la déviation de Beynac: un pont construit, stoppé par la justice, puis promis à la démolition. L’État va verser 24,16 millions d’euros au Département de la Dordogne pour solder un contentieux né d’un arrêté préfectoral jugé illégal. Autrement dit, le contribuable va indemniser une collectivité qui avait engagé des travaux sur la base d’une autorisation finalement annulée. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'e


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany