Pourquoi les futures hausses d'impôt ne se limiteront pas aux ultra-riches
Il y a toujours un bon faux prétexte pour collecter l'argent des autres

Pourquoi les futures hausses d'impôt ne se limiteront pas aux ultra-riches


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Pour l'instant, les medias favorables à Macron et à la caste chantent le doux refrain des hausses d'impôt cantonnées aux "ultra-riches". Allons, bon, est-ce bien raisonnable ?

Le grand théâtre politique français a ses rituels. À chaque crise, à chaque faillite, il se donne en spectacle pour rassurer le bon peuple, promettre la "justice" et désigner un coupable. La nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, après la chute piteuse du gouvernement de François Bayrou, est le dernier acte de cette comédie.

Le président de la République a donné la feuille de route : "trouver des compromis avec les forces présentes au Parlement". Et pour que le spectacle soit crédible, l'Élysée a fait savoir que des "réelles concessions" seraient faites, notamment sur la "taxation des plus riches, jusqu'ici un tabou".

Arrêtons-nous une seconde sur cette phrase. La fiscalité des "ultra-riches" comme un "tabou" que le pouvoir serait prêt à lever? Ne soyons pas naïfs. Le gouvernement Bayrou avait déjà, dans son budget 2025, introduit des "taxes exceptionnelles sur les plus fortunés". Le "tabou" a donc été levé il y a déjà un an. La vérité, c'est que ce tabou n'a jamais été qu'une illusion.

La vérité, c'est que le pouvoir, à bout de souffle et de recettes, n'a plus d'autre choix que d'aller chercher l'argent là où il se trouve.

La question n'est donc pas de savoir si les impôts vont augmenter, mais pour qui. On nous promet que seuls les "ultra-riches" paieront la facture.

Nous, au Courrier des Stratèges, nous disons que c'est une imposture.

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