Mercredi 7 janvier, la Maison Blanche a officialisé une décision spectaculaire : les États-Unis vont se retirer de 66 organisations internationales et conventions multilatérales jugées « redondantes, inefficaces ou contraires aux intérêts américains ». Près de la moitié de ces structures relèvent directement de l’Organisation des Nations Unies. Derrière cette annonce, se dessine une remise en cause frontale du système onusien tel qu’il fonctionne depuis des décennies.

Par un mémorandum présidentiel daté du 7 janvier, l'administration Trump a acté le retrait des États-Unis de soixante-six organisations et traités internationaux. Près de la moitié des structures concernées sont liées aux Nations Unies, notamment la Convention-cadre sur le climat (CCNUCC) et le Fonds pour la population (UNFPA). La Maison Blanche justifie cette purge par l'inefficacité, le coût et la menace que ces instances feraient peser sur la souveraineté et les libertés américaines. Un coup de tonnerre dans le paysage de la coopération internationale.
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Le choix de la souveraineté contre le multilatéralisme contraignant
Cette décision n'est pas une simple réduction budgétaire ; c'est l'expression d'une doctrine. Le président Trump considère que ces organisations, souvent financées par des contributions obligatoires, sont devenues des machines bureaucratiques inefficaces, imposant des agendas collectifs au détriment de la liberté d'action et des intérêts nationaux américains.

En rappelant Washington à ses « obligations financières », le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, confirme le cœur du problème : le système onusien fonctionne sur une logique de mutualisation et de contrainte, à l'opposé du volontarisme et de la responsabilité individuelle des nations chère aux libertariens.
Climat : la fin d'une coopération dirigiste
Le point d'orgue de ce retrait est sans nul doute le départ de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le divorce avec le GIEC. Pour l'administration américaine, les accords climatiques mondiaux, comme l'Accord de Paris, imposent des plans dirigistes, des transferts de richesse et entravent la croissance économique et l'innovation.

Simon Stiell, secrétaire exécutif de la Convention, déplore un « autogoal colossal » pour l'Amérique. Mais du point de vue libertarien, les États-Unis reprennent le contrôle de leur politique énergétique, refusant de se soumettre à des objectifs globaux décidés collectivement, souvent au mépris de la souveraineté des électeurs et du marché.
Vers un monde post-onusien
La liste des retraits cible un large éventail : des commissions régionales, des bureaux dédiés aux enfants dans les conflits, à la démocratie ou à l'égalité des genres. L'argument est constant : ces entités sont « redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses ».
Les grandes organisations internationales tendent à développer leur propre bureaucratie, à rechercher leur expansion permanente et à imposer une vision uniformisée des politiques publiques, étouffant la diversité, la concurrence et l'expérimentation entre nations.

L'ONU tente de faire bonne figure en rappelant que ses « mandats » se poursuivent. Mais avec un budget ordinaire déjà en baisse de 15 % pour 2026, l'organisation entre dans une zone de turbulences fatale.

En déclarant l’ONU caduque par les faits, les États-Unis de Trump réhabilitent le principe de réalité : les nations n’ont pas vocation à servir des structures supranationales, ce sont les structures qui doivent servir les nations.




