Note de la dette US rétrogradée : Moody’s envoie un signal d’alarme à Trump

Note de la dette US rétrogradée : Moody’s envoie un signal d’alarme à Trump


Partager cet article

L’agence de notation Moody’s a rétrogradé vendredi la note de la dette souveraine des États-Unis, passant de Aaa à Aa1, en raison de l’aggravation de l’endettement et des risques budgétaires. L’endettement croissant et l’impasse politique semblent coûter cher aux États-Unis.

Vendredi, l’agence de notation Moody’s a pris une décision hautement symbolique en abaissant la note de la dette souveraine des États-Unis de Aaa à Aa1, tout en lui attribuant une perspective stable. En clair, la première puissance économique mondiale perd son ultime notation maximale, et ce malgré son poids stratégique dans le système financier international. Cette décision ne signifie pas un défaut de paiement imminent, mais elle reflète une inquiétude croissante quant à la viabilité budgétaire à long terme de l’État fédéral.

Moody’s tire la sonnette d’alarme après la rétrogradation en Aa1

Dans son communiqué, Moody’s a justifié sa décision par l’incapacité des dirigeants américains à maîtriser les déficits publics. L’agence pointe notamment l’absence de consensus politique pour réduire les dépenses et augmenter les recettes.

« Les gouvernements successifs n’ont pas su prendre les mesures nécessaires pour inverser la tendance »,

a-t-elle déclaré, évoquant l’impasse autour des réformes fiscales.

Le coût croissant de la dette, combiné à des dépenses publiques élevées, alourdit le déficit annuel. Moody’s souligne que le projet de loi budgétaire en discussion, incluant des baisses d’impôts portées par Donald Trump, ne permettra pas de redresser les comptes. La perspective « stable » associée à la nouvelle note reflète cependant la résilience de l’économie américaine, malgré ces déséquilibres.

Si les États-Unis conservent la confiance des marchés, cette dégradation pourrait augmenter légèrement les taux d’emprunt, alourdissant encore la charge de la dette. Des analystes redoutent un effet domino sur les investisseurs étrangers, détenteurs  de bons du Trésor. Cette situation pourrait affaiblir la confiance des investisseurs à long terme, même si à court terme, le dollar reste une valeur refuge.

L’abaissement de la note américaine par Moody’s agit comme un signal d’alarme adressé à la classe politique américaine : sans réforme structurelle, la première puissance mondiale risque une dégradation progressive de sa crédibilité financière. Il ne s’agit pas d’une crise immédiate, mais bien d’un signe avant-coureur d’un déclin budgétaire préoccupant.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

On les disait battus d'avance, pour fait d'antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d'immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite et la caste méprisent ostensiblement. Jusqu'où iront-ils ? (première chronique de la lucidité mélancolique que je rédige sur le Courrier) Rochebin : « Saint Denis c’est la ville des rois » Bagayoko : « des noirs la ville des noirs »pic.


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Pourquoi le lobby israélien est soupçonné d'ingérences anti-LFI pendant les municipales, par Thibault de Varenne

Pourquoi le lobby israélien est soupçonné d'ingérences anti-LFI pendant les municipales, par Thibault de Varenne

Les médias alignés sur les positions israéliennes évitent d'en parler, mais l'agence Viginum a signalé de puissantes ingérences israéliennes, probablement issues du lobby Elnet, pour dénigrer LFI pendant les municipales. Et singulièrement les candidats de Marseille et de Toulouse, villes essentielles pour le contrôle de l'opinion en France. Alors que les lampions du premier tour des municipales de 2026 s'éteignent à peine, une ombre singulière plane sur la sincérité du scrutin dans plusieurs gr


Rédaction

Rédaction

Quelles dispositions Alain Delon aurait-il dû prendre pour éviter 21 millions d'impôts à ses héritiers ? par Vincent Clairmont

Quelles dispositions Alain Delon aurait-il dû prendre pour éviter 21 millions d'impôts à ses héritiers ? par Vincent Clairmont

Le verdict est tombé, et il est aussi cinglant qu'une réplique du Samouraï : sur les 48 millions d'euros du patrimoine net d'Alain Delon, le fisc français a prélevé 21 millions d'euros. Près de 44 % de "frais de sortie". Pour les familles dont le patrimoine franchit le seuil critique de 1,8 million d'euros par enfant — point de bascule vers la tranche marginale d'imposition à 45 % — cette affaire n'est pas qu'un fait divers de presse people, c'est un cas d'école sur les dangers de l'impréparati


Rédaction

Rédaction

Réduire son impôt avec le "Jeanbrun" : un optimum à 285.000€ ! par Vincent Clairmont

Réduire son impôt avec le "Jeanbrun" : un optimum à 285.000€ ! par Vincent Clairmont

Le Courrier vous aide à échapper légalement à l'impôt sur le revenu, en vous présentant aujourd'hui la bonne stratégie pour l'investissement immobilier "Jeanbrun". Si celui-ci profite d'abord aux tranches marginales supérieures à 41%, il a son intérêt dès la tranche à 30%. Avec un montant optimal de 285.000€. L’entrée en vigueur, le 21 février 2026, du dispositif Jeanbrun n’est pas une simple mise à jour technique ; c’est une rupture paradigmatique majeure dans l’histoire de notre fiscalité imm


Rédaction

Rédaction