Quentin Deranque, 23 ans, militant nationaliste, est décédé à Lyon après avoir été violemment lynché par au moins six individus. L’autopsie confirme un traumatisme crânio-encéphalique majeur. Une information judiciaire pour homicide volontaire est ouverte.

Samedi 14 février, Quentin Deranque, a succombé à un traumatisme crânien majeur après une agression violente en marge d'une conférence. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a détaillé les faits lors d'une conférence de presse lundi 16 février. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade, mais les auteurs sont en cours d'identification. Cet événement tragique rappelle que nul ne devrait périr pour ses convictions politiques, religieuses ou opinions, dans une démocratie qui se prétend libre.
Les faits : une agression collective en marge d’une conférence
Les violences se sont produites jeudi soir à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan. Selon les éléments communiqués par le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, des membres du collectif identitaire Némésis avaient déployé une banderole devant l’Institut politique de Lyon afin de protester contre cette venue.

D’après le parquet, plusieurs individus ont tenté d’arracher la banderole. Deux jeunes femmes auraient été victimes de violences : l’une aurait été étranglée, l’autre jetée au sol puis lynchée.
Dans ce contexte, plusieurs jeunes hommes venus en soutien au collectif se seraient retrouvés pris à partie par une vingtaine de personnes masquées. Trois d’entre eux, dont Quentin Deranque, auraient été isolés et frappés à de très nombreuses reprises.
Une autopsie sans ambiguïté
Le procureur précise qu’« au moins six » personnes se sont directement acharnées sur la victime. Une autopsie réalisée lundi matin a établi que Quentin Deranque présentait essentiellement des lésions à la tête : un traumatisme cranio-encéphalique majeur avec fracture temporale droite. Ces blessures étaient irrémédiables et mortelles à court terme, selon Thierry Dran.

Retrouvé initialement conscient par un proche, le jeune homme a été hospitalisé en urgence. Son pronostic vital était « très largement engagé ». Il est décédé deux jours plus tard.

Une double enquête ouverte
Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire. Une seconde enquête porte sur des faits de violences aggravées — en réunion, par des personnes masquées et susceptibles d’être porteuses d’armes — ainsi que pour association de malfaiteurs.
Les investigations ont été confiées à la division territoriale de la police criminelle de Lyon. À ce stade, aucune interpellation n’a été annoncée.
Au-delà du drame humain, la mort de Quentin Deranque révèle l'incapacité des autorités à garantir la sûreté individuelle face aux radicalités de rue. Pour le libéral, la liberté d'expression ne peut exister sans la sécurité physique des citoyens. Lorsque le discours politique légitime, par son silence ou son ambiguïté, l'élimination physique de l'adversaire, c'est le contrat social même qui s'effondre.



