Meyssan : « Vivre en exil ou mourir sur sa terre, le douloureux dilemme palestinien »

Meyssan : « Vivre en exil ou mourir sur sa terre, le douloureux dilemme palestinien »


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Thierry Meyssan a tenu des propos controversés, la semaine dernière, dans notre « trilatérale », sur les solutions à apporter à la crise de Gaza. J’ai voulu lui faire préciser sa vision, notamment sur la « oralité » d’un choix consistant à fuir sa terre. Dans cet exercice délicat, Thierry Meyssan apporte un éclairage malaisant mais nécessaire sur le dilemme moral qui se pose désormais aux dirigeants palestiniens.

Décidément, en moins d’un mois, Donald Trump aura profondément changé la donne dans le monde, y compris dans l’approche même des problèmes. C’est le cas à Gaza, ou son abandon apparent d’une solution à deux Etats, et sa proposition de déplacer la population palestinienne, oblige chacun à se positionner autrement.

Dans la pratique, les Palestiniens comprennent désormais qu’il n’y aura pas d’Etat pour eux sans une lutte destructrice dont ils paient déjà le prix depuis longtemps. Cette lutte a-t-elle un avenir ?

La question mérite d’être posée ne serait-ce que d’un point de vue « intime » : être parent en Palestine consiste aussi à mettre la vie de ses enfants en jeu pour défendre pour défendre un projet politique très incertain. Politiquement, être dirigeant palestinien, c’est aussi devoir choisir entre une saignée meurtrière dans son peuple pour espérer la liberté, ou survivre dans le deuil d’un Etat indépendant, mais en offrant l’espérance d’un sort individuel meilleur.

Thierry Meyssan nous donne son analyse de ce dilemme…


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