Mesdames et messieurs de la caste : arrêtez d’emmerder les vrais entrepreneurs !

Mesdames et messieurs de la caste : arrêtez d’emmerder les vrais entrepreneurs !


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Et arrêtez de les matraquer fiscalement ! Personne ne vous reproche de n’avoir jamais créé d’entreprise… mais respectez ceux qui l’ont fait, qui prennent des risques personnels, financiers, patrimoniaux, et qui créent de l’emploi dans l’intérêt général. Encouragez-les au lieu de les étrangler. Voici notre proposition pour y parvenir…

Le mot « patron » prête à confusion. Nous l’avons déjà écrit en détails. Il y a « patron » (le chef…) et patron (le créateur de l’entreprise qu’il conduit au jour le jour). Ce sont deux notions très différentes l’une de l’autre.

L’un, au fond, est de « passage ». C’est le plus souvent un manager, un salarié, recruté pour faire tourner l’entreprise le temps de sa présence. Une fois parti, il retrouvera ses billes.

L’autre est un fondateur. Il met en jeu son patrimoine personnel, son temps de vie, pour un travail épuisant sans garantie de « retrouver ses petits ». Certains se ruinent ainsi. D’autres ne gagnent jamais leur vie.

Lorsque, parfois, ils parviennent à améliorer leur sort, la curée commence. La vulgate gauchiste explique qu’il faut taxer le capital comme le travail. Pas de quartier ! Sauf que l’entrepreneur a tout risqué pendant des années, à la différence de ses salariés, et qu’il n’a bénéficié d’aucune protection : aucune assurance chômage, aucune fiche de paie, aucune limite dans la durée du travail, aucune limite dans les conditions de travail.

Voilà la misère du fondateur, du dirigeant effectif d’entreprise : aucune protection attribuée au salarié, mais la totalité de ses obligations. Des impôts, des cotisations sociales, de la solidarité – mais de cette solidarité où il donne sans jamais recevoir.

Les travailleurs indépendants représentent, bon an mal an, et compte tenu des malheurs du temps que j’ai évoqués hier, 1,5 million de personnes en France. En réalité, ils sont très mal connus, notamment, parce qu’ils sont des gêneurs, des empêcheurs de tourner en rond, une sorte de subsistance du passé qui devrait disparaître : dans l’esprit de la caste, seul le salaire existe, éventuellement assorti d’un mandat social de dirigeant.

En France, personne ne se préoccupe vraiment de ces centaines de milliers d’indépendants qui ne comptent sur aucune subvention pour vivre, ou survivre, et qui se débrouillent par eux-mêmes pour subvenir à leurs propres besoins. Dès lors qu’ils ne sont pas contrôlables par le jeu des subventions (rebaptisées « allocations » ou « prestations », ils sont catalogués comme suspects, probablement profiteurs voire fraudeurs). Pourtant, ce sont eux qui créent de l’emploi et amorcent la pompe de la croissance.

Nos propositions pour les dirigeants effectifs d’entreprise

Nous pensons que cette façon de punir les dirigeants effectifs d’entreprise en leur refusant le droit de rémunérer leur risque pénalise l’intérêt général. Elle constitue en effet un puissant frein à l’innovation par la création d’entreprise, et elle encourage l’assignation sociale : pourquoi prendre des risques, quand le « système » rémunère l’immobilisme et favorise la passivité ?

Pour sortir de cette assignation, qui constitue un vrai empêchement à l’égalité des chances et une incitation à l’avachissement, nous considérons qu’il faut désormais faire émerger plusieurs idées :

  • reconnaître l’originalité du statut de dirigeant effectif d’entreprise, c’est-à-dire d’actionnaire partie prenante à la vie de l’entreprise et à son développement
  • offrir un libre choix à ce dirigeant effectif : soit il demeure dans le statu quo fiscal, soit il prend le risque de se « libérer » de la sécurité sociale, moyennant quoi il est exonéré des 17,2% de prélèvements sociaux pesant sur les dividendes, à charge pour lui de s’assurer sur ses risques maladie et retraite

Le « deal » que nous proposons est donc simple :

  • les entrepreneurs qui le souhaitent sont exonérés de prélèvements sociaux sur les dividendes
  • ils continuent à payer l’impôt sur le revenu sur ces dividendes
  • ils s’assurent auprès de l’assureur de leur choix sur la maladie et la retraite

Cette mesure nous paraît équilibrée, équitable et vertueuse. Elle remet du libre choix là où il n’y en a plus. Elle repose sur la prise de responsabilité de chacun.

Qui dit mieux ?

Si cette action vous intéresse, retrouvez-nous sur le fil Telegram du racket fiscal et sur le site (ouverture cette semaine !) : www.resterlibre.fr


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