Manifestation Ottawa : Impuissant, le maire déclare l’état d’urgence, Trudeau toujours dans son mutisme

Manifestation Ottawa : Impuissant, le maire déclare l’état d’urgence, Trudeau toujours dans son mutisme


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Après 10 jours de manifestation contre les restrictions sanitaires liées au vaccin Covid-19 , les revendications s’intensifient à Ottawa. Diane Deans, membre du conseil municipal d’Ottawa a déclaré qu’il s’agit d’une insurrection nationale. Le maire de la ville Jim Watson a déclaré l’état d’urgence et affirme que « la situation est complètement hors de contrôle ». Justin Trudeau ,lui, demeure dans son mutisme.

Des milliers de manifestants ont rejoint le « convoi de la liberté »

Le « Convoi de la Liberté » commence à faire grand bruit, cette manifestation est devenue une véritable préoccupation pour le maire de la capitale du Canada, Ottawa.

Pour rappel, la protestation a débuté par l’arrivée des convois de véhicules à Ottawa le 29 janvier. Ils ont décidé de stationner près de la colline du Parlement en donnant des coups de klaxon afin de revendiquer la levée du mandat obligeant à la vaccination des camionneurs transfrontaliers.

Petit à petit, le mouvement a attiré de nombreux manifestants qui s’opposent aux différentes obligation et restrictions sanitaires. Des convois de véhicules sont arrivés à Ottawa le 29 janvier, et beaucoup sont restés dans la ville, avec des camions et d’autres véhicules stationnés près de la colline du Parlement. De nombreux manifestants disent qu’ils resteront jusqu’à ce que l’obligation vaccinale soit levée.

En dépit du froid glacial, ils ont bloqué les rues en brandissant des slogans demandant la levée des mandats. Le 6 février dernier, ils ont marqué le premier anniversaire (une semaine) de « l’occupation ».

Le maire de la ville a fini par déclarer l’état d’urgence. La présidente du conseil, Diane Deans, a parlé d’une insurrection à l’échelle nationale. Pour elle il faudra un « plan concret pour y mettre fin ».

Les forces de l’ordre impuissantes

utilisant des mots dignes d’un régime dictatorial, Diane Deans qualifie la manifestation comme un acte de terrorisme. Elle se fait menaçante:il faut l’arrêter coûte que coûte. De leur côté, les forces de l’ordre locales se montrent impuissantes. Selon le chef de la police d’Ottawa, Peter Sloly, il ne possède pas l’autorité légale requise pour disperser les manifestants. Selon ce dernier, les forces de l’ordre locales n’ont « jamais été conçues pour faire face à une ville en état de siège ». Il a également dénoncé le manque de ressources.

Les organisateurs de la manifestation ont d’ailleurs affirmé qu’ils agissent de façon pacifique et qu’ils ne comptent pas s’arrêter avant que les mandats soient levés. « C’est ridicule de dire qu’on tient cette ville en otage.» ont-ils martelé.

Ils ont déclaré que beaucoup de gens ont perdu leurs emplois et que leurs enfants sont victimes de discrimination. Pour le moment, le Premier ministre Justin Trudeau a refusé de rencontrer les camionneurs. Mercredi 26 janvier, en conférence de presse, Trudeau les qualifiait de “ petite minorité marginale de personnes qui se dirigent vers Ottawa avec des opinions inacceptables qu’elle exprime et qui ne représentent pas les opinions des Canadiens ». Depuis lors, le Premier ministre a disparu des radars.


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