Nous sommes le 21 janvier 2026, et le marché des métaux précieux semble être entré dans une phase de "gravité inversée". Avec une once d’or qui flirte désormais avec les 4 750 $ (dépassant largement les 4 100 € sur nos places européennes), l’adjectif « vertigineux » n’est plus une figure de style, mais une réalité comptable.

Voici mon analyse de cette envolée et des forces qui pourraient, dans les mois à venir, soit briser cet élan, soit le transformer en un socle durable.
Une ascension sous haute tension
L’or ne monte pas par hasard ; il grimpe parce que les piliers de la finance traditionnelle vacillent. Ce que nous observons aujourd'hui est la convergence de trois courants profonds :
- La dédollarisation structurelle : Ce ne sont plus seulement les spéculateurs qui achètent, mais les banques centrales (notamment des pays du BRICS+). Elles cherchent une alternative à la dette américaine, perçue comme un risque politique et financier croissant dans ce nouveau mandat de l'administration Trump.
- Le pivot monétaire : Après le cycle de hausse des taux le plus violent de l'histoire récente, la Réserve Fédérale (Fed) et la BCE ont entamé un mouvement de détente. À chaque baisse de taux, le "coût d'opportunité" de détenir de l'or (qui ne verse pas de dividende) diminue, rendant le métal jaune mécaniquement plus attractif.
- La prime de risque géopolitique : Entre les tensions persistantes au Proche-Orient et les incertitudes sur les nouvelles frontières commerciales mondiales, l'or joue son rôle historique de "dernier rempart".

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Les paramètres d'une correction (le scénario du repli)
Aucune hausse n'est linéaire. Plusieurs facteurs pourraient provoquer une respiration, voire une correction de 10 à 15 % :
- Le "Higher for Longer" résilient : Si l'inflation repartait à la hausse, forçant les banques centrales à geler leurs baisses de taux, l'or perdrait son principal moteur actuel. Un retour à des taux réels élevés est le pire ennemi du métal jaune.
- Le retour en grâce du Dollar : Une économie américaine qui surperformerait de manière inattendue, portée par un choc de productivité lié à l'IA, pourrait redonner des couleurs au billet vert, provoquant des prises de bénéfices massives sur l'or.
- Saturation technique : Graphiquement, le marché est en zone de surachat. Une simple pause dans la demande des ETF pourrait suffire à déclencher des seuils de vente automatisés.

Les paramètres de la poursuite (l'objectif 5 000 $)
À l'inverse, la tendance pourrait se maintenir, voire s'accélérer si :
- La crise de la dette s'aggrave : Le déficit américain est devenu une préoccupation de premier plan. Si les marchés commencent à douter de la solvabilité à long terme des États, l'or ne sera plus une option, mais une nécessité de survie patrimoniale.
- L'instabilité monétaire : Si la Fed perd son indépendance ou si les conflits commerciaux dégénèrent en guerres monétaires ouvertes, l'or redeviendra la seule monnaie "neutre".
Conclusion : le regard de Vincent Clairmont
Nous ne sommes plus dans un simple cycle haussier, mais dans une revalorisation stratégique de l'or. Si une correction technique est saine et probable à court terme pour purger les excès spéculatifs, les fondamentaux restent solidement ancrés. L'or à 5 000 $ n'est plus une chimère de "gold bug", mais un scénario central pour la fin de l'année 2026.
Dans ce contexte, la prudence reste de mise : n'achetez pas le sommet par peur de manquer le train (FOMO), mais profitez de chaque repli pour consolider vos positions de fond.



