À la demande de lecteurs curieux de "challenger" les affirmations israélo-américaines sur le danger existentiel que représenterait la République Islamique d'Iran, j'ai repris brièvement la doctrine iranienne officielle sur Israël. Les sources utilisées sont iraniennes et sont reprises factuellement, sans jugement de valeur.

La position de la République islamique d'Iran à l'égard de l'État d'Israël, désigné systématiquement comme le « régime sioniste » ou le « régime occupant d'Al-Quds » (Jérusalem en arabe), constitue un pilier de son identité politique et de sa doctrine de sécurité nationale. Pour les autorités iraniennes, cette hostilité n'est pas une simple opposition diplomatique, mais une mission historique et religieuse visant à mettre fin à ce qu'elles considèrent comme une occupation illégale et une menace pour la communauté musulmane (l'Ummah). Selon les sources officielles de Téhéran, la disparition d'Israël est envisagée non pas comme un massacre de populations, mais comme l'effondrement d'un système politique « usurpateur » au profit d'une souveraineté palestinienne intégrale.

1. Fondements idéologiques et théologiques : La vision des Guides
La doctrine de l'effacement d'Israël est ancrée dans la pensée des deux plus hautes autorités de l'État.
- L'Ayatollah Khomeini (Fondateur) : Il a établi la métaphore de la « tumeur cancéreuse » (Ghoddeh-ye Saratani) qui doit être extirpée de la région pour garantir la paix et la stabilité du monde musulman. Khomeini a institutionnalisé cette lutte par la création de la « Journée de Quds » (dernier vendredi du Ramadan), appelant à une solidarité mondiale pour la libération de la Palestine.

