Mes chers amis de la liberté, reprenez un peu de ce café non taxé, car le spectacle devient franchement surréaliste.

On atteint des sommets de voltige intellectuelle. La porte-parole du gouvernement nous explique, avec le sérieux d'un contrôleur fiscal un lundi matin, que la relation de LFI aux médias est « totalitaire et complotiste » parce que LFI a refusé la présence de médias subventionnés par le pouvoir lors de sa conférence de presse. Mélenchon leur a préféré des medias indépendants, essentiellement en ligne. Et là, la libertarienne en moi s'étouffe avec son toast (acheté en circuit court, évidemment).

Le monde à l'envers : la liberté, c'est l'esclavage ?
C’est l’idée la plus bizarre de la décennie : vouloir briser les chaînes de la presse subventionnée serait… un acte de tyrannie. Imaginez la scène. Vous êtes enchaîné à un radiateur par une chaîne en or massif payée avec vos propres impôts. Un type arrive et dit : « Hé, si on cassait ce cadenas pour que tu puisses choisir ta propre radio ? »
Et là, le gardien du radiateur hurle : « Au secours ! Un totalitaire ! Un complotiste ! »
C’est le monde de George Orwell, mais réécrit par un stagiaire en communication de l'Élysée. Dans cet univers parallèle, refuser de financer de force des journaux que personne ne lit (à part les coiffeurs et les ministres) devient une preuve de dérive dictatoriale. Si vous ne voulez pas payer pour le mégaphone du voisin, c'est que vous cachez sûrement un buste de Staline sous votre lit.

Le « Complot » de vouloir choisir
Apparemment, douter de la neutralité d'un média qui survit grâce aux chèques signés par le pouvoir qu'il est censé critiquer, c'est du « complotisme ».
- Le syllogisme du pouvoir :
- L'État donne de l'argent aux médias pour qu'ils soient "libres".
- Si vous dites que cet argent crée un lien de dépendance, vous remettez en cause la "Liberté".
- Donc, vous êtes un ennemi de la Raison.
C'est fascinant. Pour ces gens, l'idée que le marché — c'est-à-dire vous et votre télécommande — puisse décider seul de ce qui est pertinent est une théorie du complot digne des petits hommes verts. Selon eux, sans une perfusion de fonds publics, l'information s'effondrerait. C'est comme dire que sans subventions pour les marchands de chandelles, le soleil oublierait de se lever.
Conclusion : la tyrannie du libre choix
Au fond, ce que le gouvernement appelle « totalitarisme » chez ses adversaires, c'est l'audace de vouloir court-circuiter le système de distribution officielle de la "vérité".
Certes, LFI veut sans doute remplacer une propagande par une autre (on ne se refait pas chez les collectivistes), mais l'ironie reste délicieuse : voir un monopoleur crier au loup parce qu'on remet en cause son monopole de la parole légitime.
Mes amis, la prochaine fois qu'on vous dit que vouloir une presse vraiment privée et indépendante est un projet totalitaire, souriez. C’est le signe que la chaîne du radiateur commence à fatiguer.
Restez drôles, restez sceptiques, et surtout... restez propriétaires de votre propre cerveau !


