Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent...

🇫🇷📺 La dynastie Duhamel est présente sur quasiment tous les plateaux des chaînes d’infos en continu ce soir :
— AlertesInfos (@AlertesInfos) March 15, 2026
- Le fils, Benjamin Duhamel, sur France 2
- Le père, Patrice Duhamel, sur LCI
- La mère, Nathalie Saint-Cricq, sur FranceInfo
- L’oncle, Alain Duhamel, sur BFMTV
(via… pic.twitter.com/ssc7IyDPGL

Ah, cette notification @AlertesInfos qui vient de vibrer sur mon écran comme un rappel dominical à la messe pour les ouailles égarées. On nous annonce donc la dernière « nouveauté » de ce microcosme qui nous sert de boussole médiatique. Quel choc, quelle sidération, n'est-ce pas ?
L’endogamie de l’information en France n'est plus un secret de polichinelle, c'est une performance artistique permanente. À la lecture de ce message, on sent encore cette douce odeur de l’entre-soi qui parfume les salons du 6e arrondissement. On y voit les mêmes noms, les mêmes lignées, les mêmes trajectoires tracées au cordeau entre Sciences Po et les dîners en ville, où l’on finit par s’épouser entre rédacteurs en chef et conseillers ministériels pour s’assurer que l’information reste « de bonne compagnie ».
C’est le triomphe du vase clos. Une caste qui se regarde le nombril tout en nous expliquant comment lacer nos chaussures. Ils se reçoivent, se questionnent, se valident et se décernent des prix avec le sérieux de cardinaux du XVIIe siècle. La pluralité ? Une simple clause de style. La réalité, c’est cette consanguinité intellectuelle où l’on pense la même chose, au même moment, avec les mêmes mots, de peur d'être banni de la « bulle ».
Et le plus délicieux dans cette farce, c’est que ce spectacle nous est gracieusement offert… par nous-mêmes. Car rien ne lie mieux ces gens que l’argent spolié au contribuable via ces fameuses subventions à la presse qui permettent à des titres que personne ne lit plus de continuer à nous sermonner. Le libertarianisme nous apprend que tout ce qui est étatisé finit par se pétrifier ; l’information française en est le fossile le plus brillant.
Bref, circulez, il n’y a rien à voir, si ce n’est une énième confirmation que pour briller dans ce « Petit Paris », il suffit d'être le cousin du neveu du directeur de la rédaction. Pour le reste du pays, pour la France qui produit, qui crée et qui subit ce mépris poli, il reste le bouton « muet » sur X. C’est encore le seul espace de liberté qu’ils n’ont pas réussi à subventionner. Enfin, pour l’instant.

