L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille


Partager cet article

Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...
On les disait battus d’avance, pour fait d’antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d’immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite net la caste méprisent ostensiblement. Jusqu’où iront-ils ? (première chronique de la lucidité

Ah, cette notification @AlertesInfos qui vient de vibrer sur mon écran comme un rappel dominical à la messe pour les ouailles égarées. On nous annonce donc la dernière « nouveauté » de ce microcosme qui nous sert de boussole médiatique. Quel choc, quelle sidération, n'est-ce pas ?

L’endogamie de l’information en France n'est plus un secret de polichinelle, c'est une performance artistique permanente. À la lecture de ce message, on sent encore cette douce odeur de l’entre-soi qui parfume les salons du 6e arrondissement. On y voit les mêmes noms, les mêmes lignées, les mêmes trajectoires tracées au cordeau entre Sciences Po et les dîners en ville, où l’on finit par s’épouser entre rédacteurs en chef et conseillers ministériels pour s’assurer que l’information reste « de bonne compagnie ».

C’est le triomphe du vase clos. Une caste qui se regarde le nombril tout en nous expliquant comment lacer nos chaussures. Ils se reçoivent, se questionnent, se valident et se décernent des prix avec le sérieux de cardinaux du XVIIe siècle. La pluralité ? Une simple clause de style. La réalité, c’est cette consanguinité intellectuelle où l’on pense la même chose, au même moment, avec les mêmes mots, de peur d'être banni de la « bulle ».

Et le plus délicieux dans cette farce, c’est que ce spectacle nous est gracieusement offert… par nous-mêmes. Car rien ne lie mieux ces gens que l’argent spolié au contribuable via ces fameuses subventions à la presse qui permettent à des titres que personne ne lit plus de continuer à nous sermonner. Le libertarianisme nous apprend que tout ce qui est étatisé finit par se pétrifier ; l’information française en est le fossile le plus brillant.

Bref, circulez, il n’y a rien à voir, si ce n’est une énième confirmation que pour briller dans ce « Petit Paris », il suffit d'être le cousin du neveu du directeur de la rédaction. Pour le reste du pays, pour la France qui produit, qui crée et qui subit ce mépris poli, il reste le bouton « muet » sur X. C’est encore le seul espace de liberté qu’ils n’ont pas réussi à subventionner. Enfin, pour l’instant.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Pourquoi les libertariens considèrent la redistribution des richesses par l'impôt comme une spoliation

Pourquoi les libertariens considèrent la redistribution des richesses par l'impôt comme une spoliation

En France, pays où le génie fiscal semble être la seule industrie encore florissante, parler de l'impôt comme d'un "vol" vous classe immédiatement au rang des séditieux ou des originaux. Pourtant, derrière les grands mots de "solidarité" et de "contrat social", se cache une réalité que les libertariens dénoncent depuis près de deux siècles : la transformation de la Loi en instrument de rapine. Pourquoi, pour cette école de pensée, votre feuille d'imposition n'est-elle rien d'autre qu'un constat


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Quelles dispositions Alain Delon aurait-il dû prendre pour éviter 21 millions d'impôts à ses héritiers ? par Vincent Clairmont

Quelles dispositions Alain Delon aurait-il dû prendre pour éviter 21 millions d'impôts à ses héritiers ? par Vincent Clairmont

Le verdict est tombé, et il est aussi cinglant qu'une réplique du Samouraï : sur les 48 millions d'euros du patrimoine net d'Alain Delon, le fisc français a prélevé 21 millions d'euros. Près de 44 % de "frais de sortie". Pour les familles dont le patrimoine franchit le seuil critique de 1,8 million d'euros par enfant — point de bascule vers la tranche marginale d'imposition à 45 % — cette affaire n'est pas qu'un fait divers de presse people, c'est un cas d'école sur les dangers de l'impréparati


Rédaction

Rédaction

Réduire son impôt avec le "Jeanbrun" : un optimum à 285.000€ ! par Vincent Clairmont

Réduire son impôt avec le "Jeanbrun" : un optimum à 285.000€ ! par Vincent Clairmont

Le Courrier vous aide à échapper légalement à l'impôt sur le revenu, en vous présentant aujourd'hui la bonne stratégie pour l'investissement immobilier "Jeanbrun". Si celui-ci profite d'abord aux tranches marginales supérieures à 41%, il a son intérêt dès la tranche à 30%. Avec un montant optimal de 285.000€. L’entrée en vigueur, le 21 février 2026, du dispositif Jeanbrun n’est pas une simple mise à jour technique ; c’est une rupture paradigmatique majeure dans l’histoire de notre fiscalité imm


Rédaction

Rédaction

Guerre d'Iran : compte-rendu des opérations de guerre escalade balistique régionale (6 – 14 mars 2026), par Thibaut de Varenne

Guerre d'Iran : compte-rendu des opérations de guerre escalade balistique régionale (6 – 14 mars 2026), par Thibaut de Varenne

L’évolution du conflit multidimensionnel impliquant la République islamique d’Iran, l’État d’Israël et les États-Unis d’Amérique a atteint un paroxysme d'intensité au cours de la période s'étendant du 6 au 14 mars 2026. Cette phase de la confrontation, désignée par le commandement central américain (CENTCOM) comme s'inscrivant dans la continuité de l’opération « Epic Fury », se caractérise par une transition brutale d'une guerre de positions vers une stratégie de dévastation des infrastructures


Rédaction

Rédaction