Le grand bond : en moins de 24 heures, le président Donald Trump a fait passer la menace d'une taxe globale sur les importations de 10 % à 15 %. Ce pivot ultra-rapide intervient après que la Cour suprême a invalidé ses tarifs précédents basés sur la loi IEEPA, forçant l'administration à se replier sur la Section 122 du Trade Act de 1974.

Pourquoi c'est important : pour le commerce mondial, le niveau de la taxe (15 %) est moins toxique que la capriciosité de la méthode. Les entreprises ne peuvent pas planifier leurs investissements si les règles du jeu changent par un simple post sur les réseaux sociaux durant le week-end.
Le cadre légal : la "fenêtre des 150 jours"
- Le pivot : la Cour suprême a jugé (6-3) que l'utilisation de l'urgence nationale (IEEPA) pour imposer des tarifs était inconstitutionnelle.
- La riposte : Trump utilise désormais la Section 122, qui permet des taxes allant jusqu'à 15 % pour corriger un déficit de la balance des paiements.
- Le piège : cette autorité est limitée à 150 jours (jusqu'au 24 juillet 2026) sans l'approbation du Congrès.

L'impact sur l'économie européenne
L'Europe est en première ligne, prise entre le marteau américain et l'enclume chinoise.
- Choc de croissance : les analystes estiment que ces nouveaux tarifs pourraient amputer le PIB de l'UE de 0,3 % à 0,5 %. L'Allemagne, déjà affaiblie par une croissance de seulement 0,1 % en 2025, risque la récession.
- Le "second choc chinois" : avec la fermeture du marché US, la Chine détourne ses surplus vers l'Europe. Le déficit commercial de l'UE avec la Chine pourrait atteindre 400 milliards d'euros en 2026.
- Secteurs clés en souffrance :

