Le co-fondateur de Twitter dévoile BitChat, le concurrent « hors ligne » de WhatsApp

Le co-fondateur de Twitter dévoile BitChat, le concurrent « hors ligne » de WhatsApp


Partager cet article

Jack Dorsey, cofondateur et ex-PDG de Twitter, dévoile BitChat, une alternative à WhatsApp. Cette application « hors ligne » se veut sécurisée, décentralisée et « peer-to-peer » fonctionnant sur réseau Bluetooth. Encore en phase de test, elle ambitionne de révolutionner la communication mobile à l’ère des coupures de réseau, de la surveillance et de la censure numérique.

Le cofondateur et ex-PDG de Twitter, Jack Dorsey, a annoncé ce weekend le lancement d’un réseau de messagerie « peer-to-peer », baptisé BitChat. Il permet aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir des messages même s’ils ne peuvent pas accéder à une connexion WiFi ou aux données mobiles d’un téléphone portable.

Une nouvelle application de messagerie « offline »

Jusqu’à présent, envoyer ou recevoir des messages est impossible si on n’a pas accès à une connexion WiFi ou aux données mobiles d’un téléphone portable. Jack Dorsey, le cofondateur de Twitter qui a quitté son poste de PDG de la société en 2021, a trouvé une solution.

Le weekend dernier, il a annoncé le lancement d’une application de messagerie décentralisée baptisée BitChat. En phase de test, elle fonctionne sans connexion Internet.

Cette nouvelle plateforme permettra aux utilisateurs d’échanger des messages cryptés via Bluetooth, sans passer par le WiFi ni le réseau mobile.

Chaque appareil connecté à BitChat agit comme client et serveur à la fois, formant un réseau maillé (mesh network) capable de relayer les messages localement, même si une personne n’est pas connectée à Internet ou temporairement hors ligne. Cette approche pair-à-pair pourrait s’avérer cruciale dans les zones à faible connectivité ou soumises à des restrictions numériques sévères.

Une application aux multiples atouts pensée pour la liberté numérique

Selon son développeur, BitChat possède plusieurs fonctionnalités permettant aux utilisateurs d’envoyer des messages hors ligne. Fini donc les problèmes causés par les « pannes de réseau et la censure ».  Par ailleurs, le réseau de messagerie peut reprendre son fonctionnement automatiquement en cas d’interruption.

Les utilisateurs de BitChat peuvent également créer des chats de groupe qu’on peut sécuriser via un mot de passe et nommer grâce à des hashtags. Selon Jack Dorsey, l’application offre « une communication éphémère et cryptée sans dépendre d’une infrastructure Internet ».

L’entrepreneur a indiqué que plus de 10.000 individus ont déjà téléchargé cette application de messagerie depuis TestFlight. Le développeur prévoit de réaliser une mise à jour ultérieure et d’intégrer WiFi Direct à l’application afin d’accroître sa vitesse et sa portée.

Le lancement de BitChat intervient dans un climat global où la liberté d’expression en ligne est de plus en plus menacée. De nombreux gouvernements imposent des coupures de réseau ou surveillent les canaux de communication classiques. Dans ce contexte, BitChat peut devenir un outil essentiel pour les journalistes, les activistes, ou simplement les citoyens soucieux de préserver leur vie privée.

L’initiative fait également écho à la philosophie cypherpunk de Dorsey, déjà impliqué dans la décentralisation via Bitcoin et la plateforme Bluesky.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Comment Epstein s'est enrichi en captant l'héritage frauduleux de l'étrange magnat Robert Maxwell, par Elise Rochefort

Comment Epstein s'est enrichi en captant l'héritage frauduleux de l'étrange magnat Robert Maxwell, par Elise Rochefort

Tout le monde parle des milliards d'Epstein... mais l'enrichissement du criminel est "sans cause" aujourd'hui. Selon toute vraisemblance, les millions, et même les milliards d'Epstein viennent d'une fraude organisée en sous-main avec la fille du magnat britannique Maxwell, souvent considéré comme un espion du MOSSAD sous couverture. Voici ce que l'on sait, et ce que l'on ignore encore de cette affaire. L’examen des trajectoires croisées de Robert Maxwell, magnat de la presse britannique, et de


Rédaction

Rédaction

En Ukraine, la Russie intensifie ses avances et prépare une grande offensive, par Thibault de Varenne

En Ukraine, la Russie intensifie ses avances et prépare une grande offensive, par Thibault de Varenne

Thibault de Varenne fait le point sur les percées russes en cours en Ukraine et sur les perspectives du conflit dans les six mois. Nous rappelons que Thibault travaille avec toutes les sources existantes et ne cède pas à la facilité du biais de confirmation, dans un sens comme dans un autre. L'indépendance de l'information est essentielle. Sous le ciel de plomb de ce mois de février 2026, l’Ukraine s’apprête à franchir le cap sinistre de sa cinquième année de guerre. Dans les chancelleries occi


Rédaction

Rédaction

Ces étranges liens entre Epstein et Ehud Barak, ancien du MOSSAD et ex-premier ministre israélien, par Elise Rochefort

Ces étranges liens entre Epstein et Ehud Barak, ancien du MOSSAD et ex-premier ministre israélien, par Elise Rochefort

Une rumeur récurrente prétend que ce serait Ehud Barak, alors patron du MOSSAD, qui aurait recruté et formé Jeffrey Epstein, ce qui n'est ni prouvé ni évident. En revanche, la proximité récente entre Epstein et Barak est détaillée ici par Elise Rochefort, et jusque dans des détails troublants... L'ouverture monumentale des archives du Département de la Justice des États-Unis, orchestrée entre décembre 2025 et février 2026 en application de la loi sur la transparence des dossiers Epstein (Epstei


Rédaction

Rédaction

Penser à l’ère de l’IA: réponses aux critiques et petit guide d’auto-défense mentale, par Eric Lemaire

Penser à l’ère de l’IA: réponses aux critiques et petit guide d’auto-défense mentale, par Eric Lemaire

La vidéo publiée récemment avec notre directeur de rédaction a suscité des réactions intéressantes, parfois encourageantes, parfois révélatrices d’un profond malentendu, et parfois simplement agressives. C’est normal. Toute rupture technologique sérieuse provoque ce type de réactions : enthousiasme confus, rejet pavlovien, nostalgie déguisée en lucidité, ou colère sans objet. Mais derrière ces commentaires se dessine un problème plus grave : beaucoup parlent de l’intelligence artificielle sans


Rédaction

Rédaction