La vénérable Communauté catholique Sant’Egidio se transforme en propagandiste de la  vaccination des enfants contre le COVID

La vénérable Communauté catholique Sant’Egidio se transforme en propagandiste de la vaccination des enfants contre le COVID


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Créée en 1968, la Communauté Sant'Egidio a longtemps été acclamée pour son engagement en faveur de la paix et sa lutte contre la pauvreté. Force est de constater que cette association de laïcs catholiques engagés trahit aujourd'hui sa mission. Dimanche 9 janvier, la Communauté organisait à Rome une journée en faveur de la vaccination des enfants ! Peut-on imaginer pire trahison des principes évangéliques que la Communauté s'est engagée à servir?

« Je me vaccine parce que je vous aime » (l’expression italienne « je vous veux du bien » a un sens très fort)!

Tel est le slogan que la Communauté Sant’Egidio avait retenu pour une journée Portes Ouvertes, dimanche 9 janvier 2022, destinée à la vaccination des enfants !

Laissons parler la Communauté elle-même:  « Tout au long de la journée, de 9 h à 19 h, au centre de vaccination « des invisibles » de la Communauté de Sant’Egidio – où depuis juillet dernier ont été effectuées plus de 15.000 vaccinations de sans abri, d’immigrants et d’autres personnes qui, pour diverses raisons, risquaient de rester en dehors de la campagne de vaccination – des doses de vaccin seront administrées à 400 enfants âgés de 5 à 11 ans, dont beaucoup, italiens et étrangers, qui fréquentent les Ecoles de Paix de Sant’Egidio dans la banlieue romaine. À l’entrée de la via dei Fienaroli 13 (Trastevere), les très jeunes seront accompagnés à l’intérieur de la structure de l’hôpital San Gallicano, où ils recevront un autocollant et assisteront à un court spectacle de divertissement pendant que les parents rempliront les formulaires d’inscription. Ensuite, ils seront accompagnés jusqu’au centre, où, avant d’être vaccinés, ils pourront choisir un jouet qui leur sera donné. Après la vaccination, l’animation se poursuivra pendant les 20 minutes du temps d’observation. Avant de partir, les enfants recevront également une chaussette de la befana, un autocollant souvenir et un « certificat de courage » qui dit « Je me suis fait vacciner parce que je t’aime! », dont il faut être fier parce que vous avez choisi de vous protéger et de protéger les autres (grands-parents, parents, adultes en général)« .

Cette vénérable Communauté se met au service du choix vaccinal du Pape François

Depuis sa création en 1968 durant le pontificat du pape Saint Paul VI, l’association de laïcs Sant’Egidio, qui compte aujourd’hui 60 000 fidèles catholiques engagés dans 74 pays, a joué un rôle important auprès des papes. C’est par exemple elle qui organise les rencontres interreligieuses pour la paix, dont la plus célèbre, la première, se déroula à Assise en présence du Pape Saint Jean-Paul II en 1986.

Les papes ont particulièrement apprécié l’engagement de la Communauté Sant’Egidio pour la paix. Sous l’impulsion d’Andrea Riccardi, l’un des fondateurs, la Communauté a même développé une méthode originale de résolution des conflits, qui a montré son efficacité, par exemple pour sortir de la guerre civile algérienne.

La consécration, sur le plan temporel, est venue lorsqu’Andrea Riccardi est entré, en 2011, dans le gouvernement Monti, comme ministre de la Coopération Internationale et de l’Intégration.

Certains trouveront donc peu surprenant que la Communauté Sant’Egidio s’engage, comme elle le fait aujourd’hui, pour la vaccination.

+ N’est-ce pas le Pape François qui, le premier, a expliqué, que le vaccination est « un acte d’amour »?

+ Ne peut-on pas comprendre que la communauté Sant’Egidio se préoccupe que les plus pauvres et les plus vulnérables à Rome ou ailleurs aient accès à la vaccination?

Pourquoi la Communauté Sant'Egidio trahit les principes qui la fondent

Pourtant, il y a sept raisons qui devraient détourner la Communauté Sant’Egidio de devenir un agent actif de la vaccination généralisée contre le COVID:

+ Un catholique n’a pas à suivre le Pape sur un sujet médical. L’infaillibilité pontificale ne concerne que la foi et la doctrine morale, non un choix de politique sanitaire.

+ La vaccination contre le COVID-19 est encore expérimentale. (i) Il est pour le moins imprudent (et l’Eglise prône toujours la prudence) de s’engager pour des produits pharmaceutiques qui ne sont pas encore éprouvés (pour la vaccination des enfants, les tests iront jusqu’en 2026). (ii) En outre, les Principes du Droit interdisent, explicitement depuis le Code de Nuremberg, de rendre obligatoire un traitement médical expérimental.

+ Il y a de nombreux effets secondaires des vaccins contre le COVID-19 utilisés au sein de l’Union Européenne. De nombreuses voix médicales et scientifiques ont appelé à la prudence, à commencer par les 15 000 signataires de  la Déclaration de Rome sur le COVID.

+ de l’avis de très nombreux médecins et scientifiques, la vaccination des enfants n’a aucun rôle protecteur pour eux et, vu le manque de mise au point des vaccins, elle est même dangereuse pour leur santé.

+ Les politiques visant à la vaccination généralisée conduisent à un recul des libertés et la mise en place, dans de nombreux pays, d’une véritable tyrannie sanitaire (que j’appelle le fascisme gris). Il est pour le moins curieux qu’une Communauté qui a fréquenté les papes Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI, soit à ce point insensible au recul des libertés auquel nous assistons dans un certain nombre de pays du monde et à l’émergence d’une véritable ségrégation des non-vaccinés dans certains pays.

+ Il est surprenant qu’une association engagée comme elle l’est contre la pauvreté prenne parti pour Big Pharma dans le débat mondial sur l’avenir des politiques de santé: investissements de milliards de dollars dans la recherche aléatoires de molécules toujours nouvelles et conduisant à des prix du médicament inabordables pour les pays pauvres; ou bien la réutilisation intelligente de molécules existantes et la logique des médicaments génériques.

+ Il est curieux que le biographe de Saint Jean-Paul II qu’est Andrea Riccardi ne discerne pas dans ce que nous vivons la réalisation de l’analyse prophétique du pape polonais devant les Nations-Unies en 1995: l’hyperindividualisme sans garde-fous, avait-il lancé, finirait en culture de la peur.

Pour ces sept motifs, nous n’hésiterons pas à dire que la Communauté Sant’Egidio trahit les principes sur lesquels elle est fondée. Le devoir d’un catholique, dans le monde du Great Reset, est, avant tout de protéger les enfants et de s’engager, comme les résistants chrétiens  au communisme des années 1980,  au côté de tous les hommes de bonne volonté, au service de la liberté et de la dignité humaine. Il est temps de se ressaisir !


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