La police continue la traque aux manifestants à Guangzhou

La police continue la traque aux manifestants à Guangzhou


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La police de la ville de Guangzhou continue la traque aux manifestants. Selon les militants et proches, elle aurait détenu au moins quatre personnes après les séries de manifestations contre la politique zéro Covid, fin novembre.

Fin novembre, de nombreuses villes chinoises ont fait face à des manifestations contre les restrictions sanitaires liées à la politique du zéro Covid. Pour endiguer ces mouvements de colère, Pékin a appelé les forces de l’ordre à « réprimer fermement les activités d’infiltration et de sabotage des forces hostiles ». À cet effet, un grand nombre de policiers a été déployé dans les rues de nombreuses villes chinoises.

Quatre résidents de Guanzhou détenus par la police

Pour prévenir toute velléité de nouvelle manifestation, la police chinoise a adopté des tactiques d’intimidation : patrouilles de police, barricade, caméras de surveillance, opérations de contrôle, fouilles des téléphones portables, confiscation de téléphone portable, censure sur les réseaux, arrestation…

A Guangzhou qui était devenu l’épicentre de la pandémie, nombreux habitants de cette ville aux 19 millions d’âmes, ont pris part à ces manifestations contre la stratégie zéro Covid.

La police a non seulement traqué les manifestants, mais a aussi procédé à de nombreuses arrestations. Dans la plupart des cas, les détenus ont été libérés au bout de 24 heures. C’est la limite légale de détention.

Mais selon ABC news, quatre résidents de Guangzhou seraient encore détenus depuis une semaine et demie. Ils incluent notamment Yang Zijing, un jeune homme de 25 ans. La police aurait fait irruption chez lui le 4 décembre d’après sa mère, Gao Xiusheng. Il a participé à la manifestation du 27 novembre.

Yang en détention criminelle

Les militants étaient convaincus que toutes les personnes arrêtées lors de ces manifestations ont été libérées. Mais il semblerait que ce n’est pas le cas. Yang et trois autres manifestants seraient encore en garde vue. Ils se trouveraient encore dans un poste de police et non dans un centre de détention provisoire. Les manifestants dénoncent les conditions de détention, car ils n’ont pas droit ni à un lit ni à une couverture.

Il se trouve que Yang est en détention criminelle puisqu’il est suspecté d’avoir « cherché querelle et semé le trouble », un chef d’inculpation régulièrement utilisé contre les opposants en Chine.

Sa mère a fait appel à un avocat, mais la police refuse sa rencontre avec le professionnel. Elle a évoqué comme raison la sécurité en cas de pandémie. Selon ABC news, la mère de Yang n’a pas aussi eu le droit de visiter son enfant.


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