La Has propose de vacciner les cas contacts de la variole du singe

La Has propose de vacciner les cas contacts de la variole du singe


Partager cet article

La France a déjà débuté la vaccination contre la variole du singe. Le 24 mai, la Haute Autorité de santé (HAS) a recommandé la mise en place d’une stratégie vaccinale chez « les adultes à contact à risque élevé », en vue de limiter la propagation de ce virus. De nouvelles directives ont été recommandées ce lundi 20 juin, la Has propose de vacciner les cas contacts de la variole du singe, les primo-vaccinés et les enfants. Au 16 juin, la France comptait 183 cas confirmés, selon les chiffres de Santé publique France.

Le 20 mai 2022, la HAS avait recommandé la stratégie vaccinale à adopter pour lutter contre la propagation du Monkeypox ou variole du singe avec le vaccin Imvanex « administré idéalement dans les quatre jours après le contact à risque et au maximum 14 jours plus tard avec un schéma à deux doses espacées de 28 jours ». Pour rappel, le virus monkeypox ou variole du singe est une zoonose virale provoquée par le virus monkeypox. Cette maladie infectieuse touche principalement les singes et les rongeurs sauvages dans les zones forestières d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Transmissible à l’homme, elle présente les mêmes symptômes que la variole humaine, ce virus est peu contagieux et généralement bénin, avec un taux de mortalité de 3 à 6%. Le directeur Europe de l’OMS, Hans Kluge met déjà en garde l’Europe qui devrait s’attendre à une vague de cas de variole du singe dans les mois à venir : « Alors que nous entrons dans la saison estivale… avec des rassemblements de masse, des festivals et des fêtes, je crains que la transmission [de la variole du singe] ne s’accélère ».

Une dose de vaccin pour les cas contacts primo-vaccinés

Sous la demande du ministère chargé de la Santé, la HAS a étudié la stratégie vaccinale à appliquer face à l’apparition de plusieurs cas de Monkeypox en France. Elle a rendu public sa première recommandation le 20 mai 2022.

La HAS a opté pour l’administration d’une seule dose de vaccin aux personnes contacts déjà vaccinées contre la variole avant 1980. Les études prises en compte ont révélé que ces individus bénéficient d’une protection élevée contre le Monkeypox. L’injection d’un nouveau vaccin antivariolique aura un effet booster.

En revanche, pour les personnes contacts immunodéprimées, trois doses de vaccin sont recommandées. Dans son avis du 20 juin, l’ASNM a opté pour l’utilisation du vaccin de 3e génération Imvanex après consultation des données de sécurité.

La vaccination des enfants cas contacts « au cas par cas »

Les études réalisées dans des pays Africains ont révélé que les enfants ont plus de risque de développer les formes graves de la variole du singe. Des données en provenance des Etats-Unis ont aussi dévoilé que sur les 11 enfants infectés par le Monkeypox, deux présentaient des complications.

Actuellement, l’administration du vaccin Imvanex est uniquement autorisée chez les adultes. Mais selon des études, les vaccins ayant le même principe de fabrication qu’Imvanex sont bien tolérés par les enfants de plus de 4 mois.

Aussi, la HAS propose la vaccination des mineurs contacts à risque, néanmoins la HAS recommande une « vaccination au cas par cas, par les spécialistes et après une évaluation médicale partagée et avec le consentement des parents ».

Par ailleurs, la HAS demande la mise en place rapide des essais cliniques sur l’utilisation d’Imvanex en population pédiatrique. Le but est de bien évaluer l’efficacité et la sécurité du produit. Elle pourra alors recommander une stratégie vaccinale pour les enfants.

Les dossiers d’Aventin

Retrouvez les dossiers de référence de Laurent Aventin sur le COVID et la vaccination, pour enfin être informé clairement et avec rigueur sur la situation

Je veux lire les dossiers
ESSENTIEL


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

La chute du cours de l'or observée aujourd'hui, le 30 janvier 2026, est directement liée à la nomination de Kevin Warsh par le président Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Cette baisse s'explique par trois mécanismes financiers majeurs déclenchés par ce choix : 1. Le profil "Hawkish" (Faucon) de Kevin Warsh Kevin Warsh est perçu par les marchés comme un "faucon", c'est-à-dire un responsable favorable à une politique monétaire plus stricte po


Rédaction

Rédaction

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

L'actualité nous offre une nouvelle séquence dont la mise en scène frise l'indécence. Arno Klarsfeld, figure médiatique et héritier d'un combat mémoriel nécessaire, a décidé de porter plainte pour « incitation à la haine » suite à des tweets qualifiés d'« abjects ». Au cœur du litige : ses propos sur l'utilisation du terme « rafles » pour qualifier les interpellations d'étrangers en situation irrégulière. Si l'on peut, par principe, condamner la violence numérique des réseaux sociaux, il est


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

En plein regain diplomatique, Bruxelles cherche son salut à Hanoï

En plein regain diplomatique, Bruxelles cherche son salut à Hanoï

L'Union européenne a officialisé un "partenariat stratégique global" avec le Vietnam. Bruxelles se hisse au rang des grandes puissances à Hanoï. Une opération de communication diplomatique qui cache mal une fuite en avant pour tenter de peser dans un monde multipolaire. Alors que les projecteurs étaient braqués sur les tensions commerciales entre Washington et Pékin, l'Union européenne a discrètement procédé, jeudi, à une mise à niveau majeure de ses relations avec le Vietnam.  Le Vietnam et l’


Rédaction

Rédaction

Chronique des craquements dans la caste : les pompiers lillois et les CRS

Chronique des craquements dans la caste : les pompiers lillois et les CRS

Le jeudi 29 janvier 2026, les rues de Lille n'étaient pas le théâtre d'une énième manifestation citoyenne, mais d'une collision frontale entre deux piliers du régime : les soldats du feu et les forces de l'ordre. Plus de 700 pompiers ont forcé les lignes, rappelant une vérité que le pouvoir central feint d'ignorer : lorsque la base n'a plus les moyens de sa mission, c'est l'ordre public qui s'effondre. Le jeudi 29 janvier, plus de 700 pompiers du département du Nord se sont réunis à Lille pour


Rédaction

Rédaction