La Grande-Bretagne réunit  les investisseurs mondiaux mais sans Elon Musk

La Grande-Bretagne réunit les investisseurs mondiaux mais sans Elon Musk


Partager cet article

Lors du sommet international de l’investissement à Londres, le gouvernement britannique dirigé par le Premier ministre Keir Starmer a annoncé un ambitieux plan d’investissement de 63 milliards de livres (82 milliards de dollars). Ce plan se concentre sur des secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, les sciences de la vie, les infrastructures et la technologie. L’événement a rassemblé plus de 300 dirigeants de grandes entreprises internationales, allant des banques aux sociétés pharmaceutiques, en passant par les géants technologiques et médiatiques. Cependant, la presse a mentionnée l’absence remarquée de l’industriel magnat de la tech, Elon Musk, le patron de X et Tesla.

Le gouvernement travailliste de Keir Starmer a dévoilé un plan d’investissement massif lors d’un sommet international, tout en tentant de rassurer syndicats et entreprises sur son engagement en faveur des droits des travailleurs et de la croissance économique.

Elon Musk, le grand absent du sommet des investissements

Le 14 octobre dernier, le sommet international de l’investissement s’est tenu à Londres. Le tout nouveau gouvernement travailliste britannique comptait sur cet évènement pour attirer les investisseurs étrangers.

« C’est le moment de soutenir la Grande-Bretagne » a déclaré le Premier ministre Keir Starmer. Il a essayé de convaincre les assistants que le pays est à nouveau « un endroit stable » pour les investisseurs.

Notons que cet évènement a réuni des centaines de dirigeants de grandes entreprises internationales. Mais, Elon Musk, le PDG de X (ancien Twitter) et de Tesla a brillé par son absence.

Durant cet évènement, le gouvernement de Starmer a annoncé un investissement de 63 milliards de livres dédiés à l’intelligence artificielle, la technologie, les sciences de la vie et les infrastructures au Royaume-Uni.

Notons qu’Elon Musk avait déjà annoncé en septembre qu’il n’a pas été invité au sommet. Le gouvernement britannique a nié avoir snobé le milliardaire américain.

Moins de paperasses selon Starmer

Pour convaincre les entreprises à investir en Grande-Bretagne, le gouvernement de centre-gauche a promis de réduire les règlementations. « Nous allons détruire la bureaucratie qui bloque les investissements » a déclaré le Premier ministre.

Mais cette décision du gouvernement a généré de l’inquiétude chez les syndicats des travailleurs. Selon eux, cela signifie qu’il faut abaisser, les normes en matière de santé, de sécurité et d’environnement, une affirmation démentie par le gouvernement.

Le secrétaire à la technologie, Peter Kyle, a insisté sur le fait que cette réduction de la bureaucratie ne signifierait pas une baisse des normes, mais plutôt une meilleure répartition des responsabilités de conformité entre les entreprises et le gouvernement.

Si l’absence d’Elon Musk a suscité l’intérêt médiatique, c’est la capacité du gouvernement à maintenir un équilibre entre innovation économique et protection des travailleurs qui déterminera le succès de ce vaste plan d’investissement.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Ivresse des sommets,vertige de la chute : chronique d’un trimestre à haut risque, par Vincent Clairmont

Ivresse des sommets,vertige de la chute : chronique d’un trimestre à haut risque, par Vincent Clairmont

Si l’on s’en tenait à la surface des choses, à la lecture distrait des indices boursiers qui flirtent encore avec leurs plus hauts historiques, on pourrait croire que le scénario du « Goldilocks » — cette boucle d’or d’une croissance modérée et d’une inflation vaincue — est définitivement acquis. Pourtant, il suffit de gratter le vernis de cette prospérité apparente pour entendre craquer les poutres de l’édifice. À la question qui brûle les lèvres de tous les allocataires d’actifs — quelle est


Rédaction

Rédaction

Que faire en 2026 de nos positions sur le CAC40 dans le portefeuille Browne?

Que faire en 2026 de nos positions sur le CAC40 dans le portefeuille Browne?

Le constat est sans appel : nous dérivons en pleine « stagflation », ce scénario cauchemardesque où l'inflation persistante flirte avec une récession imminente. Alors que les banquiers centraux s’enferrent dans leurs illusions monétaires, l’épargnant lucide n'a plus qu'une issue : la sécession financière. Pour protéger votre patrimoine du chaos monétaire institutionnalisé, nous vous proposons aujourd'hui deux piliers stratégiques complémentaires : la discipline de fer du « Portefeuille Permanen


FLORENT MACHABERT

FLORENT MACHABERT

Quand les descendants de la Shoah comptent sur les Aryens pour les sauver, par Thibault de Varenne

Quand les descendants de la Shoah comptent sur les Aryens pour les sauver, par Thibault de Varenne

Jérusalem, janvier 2026. L’air est encore lourd des fumées de la « Guerre des 12 Jours » qui a secoué la région en juin dernier. Dans les couloirs de la Knesset et les salons feutrés du ministère des Renseignements, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Face à une République islamique d'Iran fragilisée mais toujours menaçante, Israël a fait un choix audacieux, pour ne pas dire désespéré : parier sur le retour de la monarchie perse. L’image a fait le tour du monde : Reza Pahlavi, le fils du derni


Rédaction

Rédaction

Dissolution de l'Assemblée : tout ça pour ça? par Éric Verhaeghe

Dissolution de l'Assemblée : tout ça pour ça? par Éric Verhaeghe

Il y a quelque chose de fascinant dans la capacité d'auto-destruction de la macronie finissante. Une sorte de génie du pire qui, lorsqu'on croit avoir touché le fond de l'absurdité institutionnelle, sort une pelle pour creuser encore un peu plus profond. Nous y voilà donc. Après quatre mois de psychodrame, de postures martiales et de « compromis » de couloir qui n'ont dupé personne, le couperet s'apprête probablement à tomber. La dissolution de l'Assemblée nationale, murmurée, crainte, puis ins


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe