La FDA autorise une troisième dose de rappel pour les plus de 65 ans dans une improvisation générale des autorités de santé

La FDA autorise une troisième dose de rappel pour les plus de 65 ans dans une improvisation générale des autorités de santé


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Une campagne de troisième dose de vaccins contre le Covid-19 est devenue un sujet de débat dans de nombreux pays. Est-elle réellement nécessaire ? Si oui, à quel moment faut-il l’effectuer ? Quel serait l’impact sur les efforts menés afin de convaincre la population à se faire vacciner ? Quoi qu’il en soit, la FDA a déjà approuvé le déploiement des boosters Pfizer pour les Américains âgés de 65 ans et plus. C'est à la fois  un aveu d'inefficacité du vaccin et une sorte de fuite en avant. L'improvisation continue à caractériser les fuites sanitaires.

Une troisième injection est-elle justifiée?

Selon Anna Durbin, spécialiste en vaccins et maladies infectieuses à la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, les vaccins ont pour fonction de limiter le risque de formes graves du COVID et non pas l’infection ou l’apparition des symptômes. Ainsi, les personnes vaccinées peuvent-elles  toujours contracter le coronavirus. Ce constat, très loin des assurances données par Emmanuel Macron le 12 juillet 2021, fait aujourd’hui consensus dans la communauté médicale. Et les médecins de se rallier à une autre thèse, elle pas étayée pour l’instant: les personnes vaccinées seraient à l’abri des formes graves et leur risque de succomber à la maladie serait limité.

Toutefois, de nombreuses études ont révélé que la protection fournie par les vaccins Covid-19 peut diminuer au fil du temps, surtout chez les personnes âgées. Il s’agit d’un phénomène tout à fait normal d’après le chirurgien général américain Vivek Murthy. Il a indiqué que certains vaccins, comme ceux conçus pour lutter contre le tétanos, la diphtérie et la coqueluche, requièrent des injections de rappel. L’objectif est de rappeler au système immunitaire l’existence du virus. On a cependant le droit d’être surpris sur la courte durée de l’immunisation ! Et du fait que l’on ait commencé à parler d’une troisième injection.

Sous la demande de Pfizer, un groupe consultatif de la FDA (Food and Durg Administration) des Etats-Unis s’est réuni le 17 septembre dernier. Ils avaient pour mission d’évaluer la nécessité de l’administration d’une troisième dose de vaccins Covid-19. A l’issue de la rencontre, le panel a voté à l’unanimité pour le déploiement des injections de rappel du vaccin Pfizer mais sur une catégorie restreinte de personnes.

Cela concerne uniquement les Américains âgés de 65 ans et plus et les personnes vulnérables. La FDA estime que les plus jeunes n’ont pas encore besoin de boosters. Une décision soutenue par de nombreux experts. Apparemment, la décroissance de la protection immunitaire fournie par les vaccins Covid -19 est beaucoup plus lente chez eux.

Quand faut-il procéder à la troisième injection et quel booster utiliser?

Pour le moment, seuls Moderna et Pfitzer ont demandé l’autorisation de la FDA concernant ces injections de rappel. Johnson & Johnson (J&J) devrait suivre la même démarche prochainement. Pour que les boosters soient autorisés, la FDA doit d’abord étudier leur efficacité et leurs caractéristiques d’innocuité. Son approbation et celle des CDC (Centers for Disease Control and Prevention) sont ensuite nécessaires.

Les deux organismes ont uniquement validé l’administration d’une troisième dose de Pfizer pour le moment. Ainsi, les personnes ayant reçu les premières injections de ce vaccin ARNm sont éligibles au rappel. Les individus ayant reçus les vaccins Moderna et J&J doivent attendre que les boosters de ces marques soient disponibles avant de pouvoir recevoir une nouvelle dose.

Faut-il effectuer un rappel annuel ? Pour le moment, les experts ne peuvent pas se prononcer à ce sujet. Ils pensent que si les doses déjà administrées ont permis de contrôler la pandémie, les rappels annuels ne seront pas nécessaires.  

On voit que tout cela fait improvisé, loin des procédures habituelles pour les vaccins, dont la bonne utilisation est souvent établie avec beaucoup moins de précipitation. 

Peut-on mélanger les différentes marques de vaccins Covid-19 ?

C’est une question souvent posée par la population déjà vaccinée. Pour le moment, les données qui permettent de confirmer la sécurité du mélange des différentes marques de vaccins Covid-19 sont insuffisantes. Les NIH (National Institutes of Health) sont en train de mener des recherches à ce sujet et les résultats seront publiés bientôt. Mais en attendant, les CDC recommandent aux gens d’utiliser le même produit. Mais que se passerait-il si, par exemple, seul le booster Pfizer était autorisé? Obligerait-on les gens à mélanger les vaccins?

En France, de nombreux cas d’effets secondaires ont été relaté mais  les médias en parlent peu. Depuis le début du mois de septembre, on entame chez les personnes de plus de 80 ans, la campagne de troisième dose. Puis s’en suivra chez les plus de 65 ans et celles présentant des comorbidités, le Président du Conseil scientifique, Jean François Delfraissy n’exclut pas un « un rappel sur une population plus globale ». Autant dire qu’il continue à régner une grande confusion dans la technocratie de la santé, alors que la communauté médicale reste très prudente.


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