Israël/Palestine: le seul chemin vers la paix, c'est un Etat, une citoyenneté, deux nationalités
Marwan Barghouti, en prison en Israël depuis 23 ans, est souvent présenté comme le Mandela palestinien. Mais où est le Frederik De Klerk israélien, celui qui démantèlera l'apartheid?

Israël/Palestine: le seul chemin vers la paix, c'est un Etat, une citoyenneté, deux nationalités


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Après quatre-vingts ans de guerre et de nettoyage ethnique et le paroxysme d'un génocide en cours à Gaza, il est temps de penser de manière audacieuse: le seul moyen de faire la paix est d'instaurer un seul Etat avec une égalité de droits entre juifs, chrétiens et musulmans. Impossible vu l'état d'esprit de la société israélienne et les souffrances subies par les Palestiniens? Vraisemblablement dans l'immédiat. Mais il est urgent de commencer à dire la vérité. Le moment des "deux Etats" est passé depuis longtemps. A-t-il seulement existé? La "solution à deux Etats" avait déjà échoué à la fin des années 1990, lorsque Sharon et son dauphin Netanyahou réussirent à enterrer les accords d'Oslo. Ces derniers avaient d'ailleurs un défaut fondamental: ils ne proposaient pas une souveraineté palestinienne pleine et entière. Que penser, alors, de l'offensive diplomatique d'Emmanuel Macron en faveur de la solution à deux Etats? Pourquoi semble-t-elle avoir une certaine force d'entraînement? Elle ne fait qu'exprimer le désarroi de tous ceux qui voient bien l'impasse dans laquelle Netanyahou a enfoncé son pays et cherchent une alternative présentable, laquelle permette de préserver les intérêts d'Israël en continuant à repousser l'accès des Palestiniens à un Etat souverain. Pourtant, regardons la réalité en face: si vous voulez sortir de la "guerre perpétuelle", il n'y a pas d'autre issue que la création d'un seul Etat avec une seule citoyenneté et deux nationalités.

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La réouverture du pavillon russe à la Biennale de Venise suscite une intense polémique. Mais fermer ce Pavillon d'autorité est-il conforme à l'état de droit européen ? Il est des jardins que l'on croit protégés par le temps, comme nos vieilles forêts girondines où chaque parcelle raconte une lignée, un droit, une appartenance. Les Giardini de Venise sont de cette trempe. Depuis plus d'un siècle, ce petit bout de terre ferme face au Grand Canal fait office de « condominium » international, une m


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