Israël hors-la-loi, prospère sous protection des grandes puissances
Photo by khalid kwaik / Unsplash

Israël hors-la-loi, prospère sous protection des grandes puissances


Partager cet article

Un rapport onusien dénonce les "pratiques génocidaires" israéliennes à Gaza. Il révèle une stratégie expansionniste régionale et une violence concentrationnaire en Cisjordanie. L'impunité reste totale, protégée par des puissances complices.

Le constat est accablant. Un comité spécial de l'ONU, dans un rapport finalisé avant le dernier cessez-le-feu, dresse l'inventaire méthodique des crimes israéliens. Il ne s'agit plus de "possibles" crimes de guerre, mais de pratiques génocidaires avérées à Gaza. Pendant ce temps, la Cisjordanie s'enfonce dans une occupation brutale. Ce document officialise ce que les observateurs indépendants dénoncent depuis des décennies : Israël est un État voyou, soutenu par une communauté internationale complice, et qui piétine le droit des peuples.

Gaza, laboratoire du génocide


Le rapport énumère des faits qui forment la trame d'un génocide. Un blocus délibéré a provoqué la famine. Les frappes ciblent des zones dites de "sécurité". Le bilan est catastrophique : plus de 60 000 morts directs, un territoire interdit à 86%, un système de soins anéanti.

Les morts indirectes, par la faim et la maladie, s'ajouteront à cette hécatombe. L'armée israélienne a tué 212 humanitaires, pulvérisant tous les records. Gaza fut un champ d'expérimentation pour une violence d'une intensité inouïe, un crime contre l'humanité mené en direct devant le monde.

L’UNRWA ciblée par des frappes israéliennes: Gaza au bord de la famine
Dans le camp de réfugiés de Jabaliya, une frappe israélienne a détruit un centre de distribution de l’Office de secours


Avec la trêve à Gaza, l'étau se resserre sur la Cisjordanie. Le rapport décrit une accélération de la terreur. Raids militaires, usage de chars en zone urbaine, 40 000 déplacés et près de 400 tués. Les colons, souvent soutenus par l'État, agressent en toute impunité. L'administration est confiée à des partisans de l'annexion, anéantissant toute perspective de souveraineté palestinienne.

La détention devient une arme massive : 18 000 arrestations, dont 1 450 enfants, soumis à des mauvais traitements systématiques. C'est la face moins médiatisée, mais tout aussi cruelle, du projet sioniste : l'étouffement méthodique d'un peuple.

L'impunité, carburant de l'expansionnisme


Malgré les décisions de la CIJ et les mandats d'arrêt de la CPI, Israël agit en parfaite impunité. Le diagnostic du comité est sans appel. Le pays est soutenu par un appui diplomatique, financier et militaire indéfectible de puissants États tiers.

En coulisses, Tel-Aviv presse même le Congrès américain pour faire abandonner les poursuites. Cette protection garantit l'expansion du projet colonial. Dans le Golan syrien occupé, Israël double sa population de colons. Au Liban, ses frappes ont tué des milliers de personnes, dont un nombre record de soignants. La stratégie est claire : repousser les frontières par la force, en comptant sur l'absence de sanctions.

Gaza: la communauté internationale n’a pas su empêcher le génocide. Saura-t-elle le punir?
Nous l’avons dit à plusieurs reprises: la communauté internationale a failli face au génocide des Palestiniens de Gaza. Ce n’est

Le rapport de l'ONU ne laisse place à aucun doute. Il acte l'échec total du droit international et la faillite morale des nations qui arment et financent cet apartheid. La question n'est plus de savoir si Israël commet un génocide, mais combien de temps la communauté internationale choisira de rester complice. 

Quand la communauté internationale, au lieu de se contenter de condamnations hypocrites, imposera-t-elle le respect du droit des nations ? La réponse du Comité est la seule compatible avec la justice : sanctions internationales et un embargo total sur les armes.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Moyen-Orient: Madrid qualifie d’« illégales » les frappes israélo-américaines

Moyen-Orient: Madrid qualifie d’« illégales » les frappes israélo-américaines

Au lendemain de la riposte iranienne, les capitales européennes ont rapidement condamné l’escalade militaire et appelé à la retenue. Toutefois, une divergence notable est apparue dans la qualification des événements : si la majorité des dirigeants ont dénoncé l’attaque iranienne, seul le Premier ministre espagnol a, à ce stade, qualifié d’« illégales » les frappes menées par Israël et les États-Unis. Depuis le déclenchement des frappes conjointes d'Israël et des États-Unis contre l'Iran le 28 f


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Iran, guerre régionale aujourd'hui, guerre mondiale demain? par Thibault de Varenne

Iran, guerre régionale aujourd'hui, guerre mondiale demain? par Thibault de Varenne

Le 28 février 2026 restera dans les annales diplomatiques comme le jour où l'illusion de la « frappe chirurgicale » s'est fracassée sur les réalités brûlantes du Levant. En lançant l'opération Epic Fury (ou Rising Lion), Washington et Tel-Aviv n'ont pas seulement visé les centrifugeuses de Natanz ou les centres de commandement de Téhéran ; ils ont, par une réaction en chaîne dont la maîtrise leur échappe déjà, acté la naissance du premier conflit régional total de cette décennie. Mais au-delà de


Rédaction

Rédaction

Guerre au Moyen-Orient : l’escalade touche les infrastructures énergétiques

Guerre au Moyen-Orient : l’escalade touche les infrastructures énergétiques

La confrontation entre l’Iran et Israël a franchi un nouveau seuil, entraînant dans son sillage plusieurs États du Golfe et les États-Unis. Frappes aériennes, attaques de drones et tirs de missiles se succèdent, tandis que les infrastructures énergétiques et diplomatiques deviennent des cibles. La spirale militaire semble désormais dépasser le face-à-face initial pour s’étendre à l’ensemble de la région. Le conflit opposant l'Iran, ses mandataires et l'alliance israélo-américaine a franchi un n


Rédaction

Rédaction

L'or monte : quand faudra-t-il vendre ? par Vincent Clairmont

L'or monte : quand faudra-t-il vendre ? par Vincent Clairmont

L'essentiel : Le marché de l'or a franchi un cap historique ce lundi 2 mars 2026, propulsé au-delà des 5 300 $ l'once après des frappes coordonnées des États-Unis et d'Israël contre l'Iran survenues durant le week-end. Pourquoi c'est important : Ce n'est plus une simple spéculation. Le métal jaune s'impose comme la "véritable monnaie physique" alors que le pétrole s'envole et que les actifs numériques comme le Bitcoin échouent à servir de refuge. Optimisation fiscale 2026 : le guide (gratui


Rédaction

Rédaction