Pendant que les plateaux de télévision s’extasient sur le « génie français » de l'intelligence artificielle et que le plan « Osez l’IA » promet de former 15 millions de salariés d'ici 2030, une réalité bien plus sombre se dessine dans les couloirs feutrés de l'Assemblée nationale. Cette nuit, un nouvel amendement au projet de loi « social » a été adopté, portant un coup de grâce aux dernières protections des cadres en fin de carrière.

Derrière le jargon technique, la manœuvre est d'une précision chirurgicale : le démantèlement préventif du filet de sécurité des « cols blancs » face à ce que les analystes appellent désormais la « récession technologique ».

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Le couperet des 20,5 mois : l'amendement de la dernière chance budgétaire
La mesure phare adoptée cette nuit vient clore le débat sur le sort des seniors. Désormais, la durée maximale d'indemnisation pour les demandeurs d'emploi de 55 ans et plus est brutalement plafonnée à 20,5 mois.

C’est une rupture historique. Jusqu’à présent, les seniors de plus de 57 ans pouvaient espérer jusqu’à 27 mois de protection, un vestige d’un temps où l’expérience était encore perçue comme un rempart contre la précarité. En unifiant le régime des plus de 55 ans à ce niveau de 20,5 mois, le gouvernement réalise une économie massive sur le dos des cadres dont les salaires élevés pèsent sur les comptes de l’Unédic. Pourquoi cette hâte? Parce que le gouvernement sait que l'IA ne va pas seulement "augmenter" le travailleur, elle va surtout rendre obsolète une part substantielle de l'encadrement intermédiaire.



