L'essentiel : le Pakistan a officiellement déclaré une « guerre ouverte » contre le gouvernement taliban en Afghanistan le 27 février 2026, lançant l'opération militaire d'envergure Ghazab lil-Haq (« Fureur Juste »). Cette escalade sans précédent transforme des années de tensions frontalières en un conflit conventionnel qui menace de déstabiliser l'Eurasie entière.


Pourquoi c'est important : Ce conflit n'est pas seulement bilatéral. Il met en péril les ambitions énergétiques de l'Asie centrale, les investissements massifs de la Chine et l'équilibre sécuritaire entre puissances nucléaires.
1. Le déclencheur : l'échec de la « patience » d'Islamabad
Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a affirmé que sa « patience était à bout » après une série d'attaques terroristes sanglantes attribuées au Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP).
- Les faits : Le Pakistan a frappé des cibles militaires à Kaboul, Kandahar et Paktika.
- La réponse : Les talibans ont lancé des « opérations offensives massives » le long de la ligne Durand, affirmant avoir tué 55 soldats pakistanais et capturé 19 postes frontaliers.
- Le bilan : Les rapports de pertes sont contradictoires, mais le Pakistan revendique la mort de 133 combattants talibans, tandis que Kaboul signale de nombreuses victimes civiles.

2. Entre les lignes : le triangle stratégique Chine-Inde-États-Unis
Le conflit redessine brutalement la carte des influences régionales.
- Le dilemme chinois : Pékin voit son projet « CPEC 2.0 » et ses investissements miniers menacés par l'instabilité. La Chine tente une médiation discrète pour protéger ses actifs.




