Electrochoc : Linky ce n’est pas gratuit !

Electrochoc : Linky ce n’est pas gratuit !


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Ceux qui ont cédé aux multiples pressions d’Enedis/EDF pour installer le compteur Linky tout électronique vont finalement devoir le payer. Contrairement aux promesses du ministre de l’Industrie et de l’Energie de l’époque, contrairement aux promesses du distributeur Enedis. Mais ce n’est pas la seule trahison que recouvre le vilain boitier pistache, véritable indic’ de votre consommation d’énergie.

« Les consommateurs vont devoir prendre en charge le déploiement des compteurs Linky à partir de 2022 », annonce LCI. Concrètement, dans un premier temps, 15 € par an durant sept ou huit ans, selon Enedis.

Évidemment, il faut être un adulte d’une extrême naïveté pour croire au gratuit. Il n’y a rien de gratuit en ce bas monde sauf la charité. « Gratuit » est une terminologie trompeuse employée par des politicards véreux (pardonnez-moi le pléonasme) pour dire financé par de l’argent arraché à d’innocents contribuables qui – s’ils avaient été vraiment consultés – auraient décliné. Cependant, même si vous n’étiez pas dupe, il était de plus en plus difficile de résister aux pressions du distributeur pour installer son compteur électronique. Et comme la concurrence en matière d’électricité est une illusion, le flic couleur pistache chimique est entré dans beaucoup de foyer. Pour être précis, 32 millions selon Le Parisien.

Bon 15 €, ce n’est pas la mer à boire pensez-vous peut-être même si on aimerait mieux les avoir que les devoir. Mais ce n’est pas tout.

Linky = passage souvent obligatoire à la puissance supérieure

La plupart des abonnements électriques facturent en deux temps :

·      un poste fixe qui est la puissance à laquelle vous avez droit

·      un poste relié à la consommation

Imaginez un robinet, de l’eau et un raccordement à un réseau. Si vous voulez un gros robinet, vous payez plus cher que pour un petit, rien que pour pouvoir utiliser votre gros robinet. Ensuite, vous êtes facturé à l’eau consommée.

Il se trouve que j’ai accepté l’installation d’un compteur Linky dans un endroit isolé, qui n’est raccordé à rien sauf à l’électricité. Le chauffage est majoritairement au bois mais avec un complément électrique. Le compteur a été raccordé en hiver à une époque de gel (-8°C nocturne). Dès que le changement a été fait, le nouveau compteur a commencé à disjoncter régulièrement à chaque appel de courant ce qu’il ne faisait pas auparavant. La puissance était dépassée alors qu’elle ne l’était pas avec l’ancien appareil et que ma consommation et les conditions météo n’avaient pas changé.

L’explication technique est que Linky est plus sensible que ses prédécesseurs. Il « voit » des petites crêtes ponctuelles que les autres compteurs ne percevaient pas. Dans mon cas j’ai dû doubler la puissance et passer de 6 kW à 12 kW. Bien sûr, ce n’est pas gratuit.

Grille de facturation selon la puissance et la consommation

Passer de 6 kVA à 12 kVA coûte exactement + 39% sur l’abonnement et + 3% sur la consommation ; tout cela, répétons-le, pour la même chose !

Pour qui a quelques souvenirs de sciences physiques, la mesure de puissance dépend directement de l’intervalle de temps durant lequel se fait cette mesure. Si on décidait de fabriquer un compteur mesurant instantanément (intervalle de temps 0), il pourrait détecter des appels de puissance infinie (puisque quelque chose divisé par zéro donne une grandeur infinie).

Comment Linky va pouvoir lever des impôts

Compte-tenu du choix délirant de la transition énergétique, la facturation de l’électricité se transforme petit à petit en gigantesque pompe à taxes diverses comme nous l’avons déjà dénoncé dans ces colonnes.

La voiture électrique fait partie des dadas écolo-bobos poussée par la loi climat-nimporte-quoi. Les moteurs à combustion seront bannis.

Quel être naïf pourrait imaginer une seconde que l’État pourrait se passer de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) ? Cette taxe qui fait que quand vous allez à la pompe, vous payez surtout des impôts et la TVA sur lesdits impôts.

Toujours très prévoyants, nos politiciens ont prévu ceinture et bretelle. Puisque bientôt, nous ne passerons plus à la pompe.

La TIPP a été rebaptisé TICPE : taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques. Ça tombe bien vu que l’électricité c’est de l’énergie !

Les portiques écotaxe qui avait tant ému les bonnets rouges vont faire leur retour par la petite porte pour taxer le fret routier et se préparer à ce qu’il devienne plus électrique et moins fuel.

Enfin, Linky pourra tout télétransmettre de votre consommation. Or, le cycle de charge d’une voiture électrique est très reconnaissable (notamment gros appel de puissance en début de charge). Donc tout est en place pour facturer la charge au kW « au plus juste » grâce à l’espion couleur pistache chimique qui clignote au sein de votre foyer.

Le Sénat nous renseigne sur l’évolution très favorable (pour l’État) de la TICPE :

Le rendement de la TICPE nette serait en 2021 de 18,3 milliards d’euros, soit une augmentation de 10,5 milliards d’euros par rapport à l’estimation révisée pour 2020 (7,8 milliards d’euros) et même de 11,9 milliards d’euros par rapport à l’estimation dans le quatrième projet de loi de finances rectificative (6,4 milliards d’euros).

Tout va bien (pour l’État) puisque la TICPE grossit même quand le pétrole baisse et que les véhicules consomment moins.

Nous vivons dans un monde cruel, rien n’est gratuit, tout est calcul.


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