Diane Protat : « Juridiquement, l’Etat ne doit pas porter atteinte au droit à la vie »

Diane Protat : « Juridiquement, l’Etat ne doit pas porter atteinte au droit à la vie »


Partager cet article

Diane Protat, avocate engagée contre le passe sanitaire et la violation des libertés, nous a accordé tout à fait passionnante où elle remet quelques pendules juridiques et professionnelles à l’heure. Une question se pose à l’issue de cet entretien : comment tant d’avocats et de juges peuvent-ils docilement appliquer un ordre autoritaire, quand le sens de leur métier est de défendre les libertés.

https://youtu.be/8abHOi8x8UQ

Diane Protat s’engage depuis de nombreux mois dans la défense des libertés, notamment avec l’association Bon Sens (mais pas que). Elle a accepté de dresser pour nous le tableau de son action, et en a tiré quelques leçons dont les auditeurs feront leur beurre.

Diane Protat et la défense des libertés

Comme Diane Protat le rappelle utilement, la vocation première d’un avocat est de défendre l’Etat de droit et les libertés publiques. Ce principe élémentaire, qui devrait être au fondement de notre démocratie libérale, est décidément passé de mode. Comme nous le rappelait Maud Marian avec Diane Protat elle-même, en dehors d’un petit collectif d’avocats dont nous pouvons être fiers, tout une profession a bel et bien déserté le champ de nos droits naturels.

Mais la démission des avocats n’est pas isolée. Le service public lui-même, constitué de tant d’âmes bien-pensantes et bienveillantes, s’est rapidement rangé sous l’étiquette de l’autorité et de la violation du droit. La gestion de l’Assistance Publique à Paris, sous l’égide de Martin Hirsch, en a démontré l’étendue.

Reste qu’effectivement, ceux dont le métier est de défendre la liberté ont renoncé à cette mission première, et défendent aujourd’hui massivement l’oppression de la minorité des non-vaccinés par la tyrannie majoritaire. Tout le monde a d’ailleurs entendu des avocats trahir gravement leur métier en expliquant que la loi n’était pas contestable et qu’il fallait l’appliquer sans sourciller. Même si elle était liberticide.

Il faudra un jour faire le procès de ce que Julien Benda avait appelé en son temps la « trahison des clercs ».

Le droit sacré à la vie passé à la trappe

Il n’en reste pas moins que, dans cette affaire, une valeur fondamentale passe à la trappe, qui pourtant ne devrait jamais y passer : le droit à la vie est aujourd’hui contesté par l’Etat et par l’énarchie. Nous avons beaucoup souligné que l’analyse bénéfice-risque de la vaccination est défavorable pour les personnes de moins de 50 ans. Pourquoi, dans ces conditions, leur conseiller de se vacciner, alors que les effets secondaires du vaccin les menacent plus que le virus ?

Il y a là une faute de l’Etat qui nie les principes de la démocratie libérale. Il est aujourd’hui, sous le feu de la propagande officielle, impossible de le faire entendre. Mais tôt ou tard ce principe sacré de la culture européenne remontera à la surface.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Trois poules dans le jardin? Jusqu'à 6 000 euros d'amende
Photo by Thomas Iversen / Unsplash

Trois poules dans le jardin? Jusqu'à 6 000 euros d'amende

En 2026, élever trois poules pondeuses au fond de son jardin relève désormais du parcours administratif. Déclaration sanitaire en mairie, autorisation d’urbanisme selon la surface du poulailler, distances de voisinage imposées : l’État et les communes transforment un geste de bon sens ancestral en infraction potentielle. Sanction à la clé ? De 750 € à 6 000 €. L'État vient de transformer l'acte le plus élémentaire d'autonomie alimentaire en une procédure bureaucratique à part entière. L


Rédaction

Rédaction

Vésubie : 150 millions d'argent public pour subventionner du privé à 95 %

Vésubie : 150 millions d'argent public pour subventionner du privé à 95 %

Dans les Alpes-Maritimes, des élus d'opposition révèlent qu'entre 2017 et 2024, le Conseil départemental a déversé 150 millions d'euros sur des structures touristiques privées : un parc de loisirs, un hôtel de luxe, des thermes. Subventionnées à 95 % par le contribuable. Pendant ce temps, la présidence se félicite de son rôle « d'aménageur du territoire ». LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, pass


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

À partir de quel seuil faut-il vendre son or ?

À partir de quel seuil faut-il vendre son or ?

Par Vincent Clairmont L'once d'or s'échange ce mardi 16 juin autour de 4 300 dollars sur le marché spot de Londres, soit environ 3 950 euros. C'est plus de 20 % en dessous du record de fin janvier, où le métal avait frôlé 5 600 dollars. La question qui dominait les messages de lecteurs au printemps — est-il trop tard pour acheter ? — a changé de signe. Depuis la correction, on me demande l'inverse : à partir de quel seuil faut-il vendre ? Ma réponse tient en une phrase, puis je la déplie. Le b


Rédaction

Rédaction

La mystérieuse suspension d'Anthropic plaide pour notre souveraineté IA

La mystérieuse suspension d'Anthropic plaide pour notre souveraineté IA

Par Eric V. Une lettre de Washington a suffi, le 12 juin, pour éteindre partout deux des intelligences artificielles les plus puissantes du monde. La leçon n'est pas américaine. Elle est française : tant que nous emprunterons notre intelligence, un autre en tiendra l'interrupteur. Et la réponse, pour une fois, a un nom. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe