Constat d’échec de la stratégie du zéro Covid , les autorités de Hong Kong dans le déni, sur fond de psychose et de restrictions sévères

Constat d’échec de la stratégie du zéro Covid , les autorités de Hong Kong dans le déni, sur fond de psychose et de restrictions sévères


Partager cet article

Le fait d’essayer de garder le virus en dehors du territoire de Hong Kong semble être un objectif des plus utopiques aux yeux de tous, si bien que beaucoup pensent qu’il serait grand temps que les autorités renoncent à une telle stratégie. En effet, bien que l’île ait été à l’abri des infections locales pendant plusieurs mois, les cas positifs se sont démultipliés au cours de la semaine dernière. A l’instar des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud et Islande…, Hong Kong a adopté la stratégie du zéro-covid. Cette stratégie consiste en des mesures fortes (fermetures, quarantaines obligatoires, etc.), les autorités semblent même dépasser les bornes. Malgré tout, le pays fait actuellement face à une 5e vague d'infections. Le pays peine à se débarrasser du virus.

Hong Kong entre dans la 5e vague

Après avoir tenté d’endiguer le virus via des stratégies de « zéro-Covid », voilà que Hong Kong entre maintenant dans le club des damnés de la cinquième vague (d’infections).

L’obsession « zéro Covid » est telle que les autorités présentent de manière dramatique une banale histoire de diffusion d’un virus.

La « cinquième vague » a été amorcée, nous dit-on, par un individu qui travaille pour une compagnie aérienne.

Ce dernier n’a pas respecté entièrement les règles sanitaires imposées pour les compagnies aériennes. Il est allé déjeuner dans un restaurant et le virus s’est rapidement propagé à partir de là.

Cette trame qui semblerait parfaitement innocente a donc été le début d’une propagation massive du virus, car de hauts fonctionnaires incluant le responsable de l’immigration, le secrétaire aux services financiers et le chef de la police du territoire ont également dû être placés sous quarantaine après s’être rendus à une fête d’anniversaire.

Face à une histoire aussi peu terrible mais outrageusement dramatisée, on comprend assez vite à quel point les mesures adoptées par Hong Kong ne sont guère solides et réalistes.

Hong Kong est prise au dépourvu

Si l’on tient compte de l’avancée mondiale de l’épidémie, ce scénario représente une situation tout à fait prévisible. Néanmoins, les autorités compétentes ont préféré plonger dans un déni, pensant être à l’abri de cette réalité qui se reproduit chaque nation et territoire du monde – et pas seulement pour le COVID-19. Nos contemporains redécouvrent des évidences comme la circulation d’un virus, sa contagion, ses mutations.

Entrant dans une bulle d’autosatisfaction et de semblant d’espoir sur une stratégie absurde, la ville redécouvre la banalité du réel: une hausse conséquente du nombre d’infections en plein hiver.

Les autorités en panique face à l’échec de la politique « Zéro covid »

Pour clarifier les choses, une conférence de presse a eu lieu vendredi, moment durant laquelle les responsables ont annoncé que des protocoles de grande envergure ont été mis en place : plusieurs personnes ont été mobilisées pour effectuer un suivi constant et une localisation des contaminés.

Par ailleurs, toutes personnes reconnues comme étant des contacts proches d’individus testés positifs ont été placées sous quarantaine, notamment les enfants. Sur un autre versant, on assiste à la fermeture des gymnases et des terrains de jeux, tandis que les restaurants sont dans l’interdiction de servir à manger au-delà de 18 heures.

Plus drastiques encore, les licenciements et les amendes infligés aux individus, les 21 jours en quarantaine pour les fonctionnaires, des dépistages obligatoires s’opèrent au sein des quartiers, des bus publics et des bâtiments. Quant aux établissements scolaires, outre la restriction des activités, on craint de devoir revenir à un système d’enseignement à distance.

Face à ces restrictions inutiles, les Hongkongais vivent dans un état de psychose et de paranoïa. Il est difficile de déterminer le raisonnement qui sous-tend toutes ces mesures. Au lieu de cela, à travers cette prolongation de la politique du « zéro covid », le gouvernement infantilise la population qui perd de plus en plus sa capacité à gérer la pandémie au quotidien.

Du côté de Pékin, les restrictions se sont également durcies pour ne pas compromettre les Jeux olympiques d’hiver.

Visiblement, malgré la stratégie du « zéro covid », qui nécessite confinement,  présentation du code vert dans les lieux publics, le port du masque et la mise en place de dépistages massifs  dans les localités où l’on compte des cas positifs, et autres restrictions sévères, le constat est bien là, les nouveaux cas ressurgissent.

Depuis le début de cette crise, les autorités chinoises, n’ont laissé filtrer que très peu d’informations sur le véritable déroulement de l’épidémie depuis l’été 2019. Les autorités   sont inquiètes à quelques jours qui précèdent les Jeux olympiques d’hiver de Pékin.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Fin des ZFE : le Parlement sonne la fin de l’écologie coercitive

Fin des ZFE : le Parlement sonne la fin de l’écologie coercitive

Le 14 avril 2026, l'Assemblée nationale a supprimé les zones à faibles émissions par 192 voix contre 149. En supprimant les ZFE, les députés actent l’échec d’un dispositif devenu symbole d’injustice sociale. Derrière ce vote, un désaveu de la méthode gouvernementale. Il y a un an, nous avions déjà évoqué la suppression des ZFE. Mardi 14 avril 2026, l’Assemblée nationale a adopté la suppression des ZFE ou Zones à faibles émissions en France. Malgré l’opposition du gouvernement, les députés ont d


Rédaction

Rédaction

Vatican : le séjour discret et coûteux des Macron à Rome

Vatican : le séjour discret et coûteux des Macron à Rome

À deux pas du Saint-Siège, Emmanuel Macron a posé ses valises dans un hôtel quatre étoiles aux prix oscillant entre 647 et 926 € la nuit. Une pratique standard pour les délégations… mais difficile à justifier aux yeux des contribuables. En effet, l'ambassade de France près le Saint-Siège existe, et aurait coûté zéro euro de nuitée. Le 10 avril, Emmanuel et Brigitte Macron séjournaient au NH Hotel de Rome, quartier Prati, avant une première historique avec le pape Léon XIV. Prix de la chambre pr


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Élu démocrate de Californie depuis 2013, Eric Swalwell, chouchou de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le lobby pro-israélien le plus puissant de Washington,a démissionné du Congrès le 13 avril 2026. Encensé par les médias après avoir évincé un vétéran anti-guerre, Eric Swalwell, il quitte aujourd’hui la scène sous le poids d’accusations de viol.Derrière la chute d'un homme, c'est tout un système de cooptation et d'impunité du Deep State qui se révèle. Eric Swalwell, grand favo


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

L'humeur de Veerle Daens : Marine Le Pen invitée à un dîner de con par les patrons

Marine Le Pen est l'invitée d'un dîner grand patronal organisé chez Drouant par le discret mais puissant mouvement Entreprise et Cité, proche de la mouvance catholique. Et, comme l'a expliqué l'Opinion, c'était un dîner de con. Ah, le restaurant Drouant! Ses boiseries, son escalier, son prix Goncourt... et maintenant, son « examen de passage » pour la candidate du Rassemblement National. Quel spectacle fascinant, n'est-ce pas? On y a vu la crème du CAC 40 — Bernard Arnault en tête, suivi de sa


CDS

CDS