Vous pensiez passer inaperçu? Un simple saut au bureau de change pour convertir 2 000 euros en francs suisses (CHF) avant un week-end à Genève ou un achat de l'autre côté de la frontière.

Pour beaucoup, c'est un acte banal, presque invisible. Pourtant, dans l'ombre de ces guichets, une machine administrative redoutable s'active. Contrairement aux idées reçues, changer "quelques billets" ne vous met pas à l'abri des radars de Bercy. Bien au contraire, le piège de la traçabilité se referme dès le premier euro dépassant certains seuils réglementaires.
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Le guichet n'est plus un isoloir
Oubliez l'époque où l'on changeait ses devises sous cape. Aujourd'hui, le changeur manuel est devenu un auxiliaire de l'administration. Pour une opération de 2 000 euros, l'anonymat est une relique du passé. En France, la réglementation impose aux bureaux de change d'identifier et de vérifier l'identité de tout client occasionnel dès que l'opération dépasse 1 000 euros.
