Assurance-vie : Axa envoie un signal négatif au marché

Assurance-vie : Axa envoie un signal négatif au marché


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L’assurance-vie n’en finit pas de souffrir avec le prolongement des taux négatifs de la BCE. Après Generali et Allianz, c’est au tour d’Axa d’annoncer de mauvaises nouvelles qui témoignent de la difficulté, pour les assureurs, « d’encaisser » la politique monétaire accommodante de la banque centrale. S’il ne faut pas céder à la panique, rien n’exclut que la situation ne continue à se tendre dans les semaines à venir.

Dans le domaine de l’assurance-vie et des moments difficiles qu’elle passe à cause des taux négatifs, c’est au tour d’Axa d’annoncer des mesures majeures.

Axa devrait se désengager en Europe de l’Est

Pour améliorer sa rentabilité, Axa devrait céder ses activités dans les pays où le groupe n’a pas de taille critique. C’est particulièrement le cas en Europe centrale.

Axa a déjà décidé de quitter l’Ukraine, via la cession de ses activités dans ce pays à Fairfax Financial Holdings, et l’Azerbaïdjan.

“Axa prévoit de vendre ses activités en Pologne, en République tchèque et en Slovaquie”, a dit l’une des sources à Reuters, selon laquelle des documents d’information ont été transmis à des acquéreurs potentiels.

800 millions en Pologne ?

Deux autres sources ont confirmé ce projet de cessions. L’une d’elles a dit que PZU, premier assureur de Pologne, l’italien Generali et l’allemand Allianz faisaient partie des entreprises ayant reçu ces documents.

Ces cessions pourraient se faire pour environ 400 millions d’euros alors qu’une autre source a évoqué un montant d’environ 800 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires d’Axa en Pologne a baissé de 6% au premier semestre 2019 à 288 millions d’euros, selon le rapport semestriel du groupe.

Axa, Allianz, Generali et PZU ont refusé de s’exprimer sur le sujet.

A la recherche de la rentabilité

Après Generali et Allianz, Axa est donc le troisième grand acteur européen qui partirait à la recherche de mesures fortes pour retrouver de la rentabilité. On y verra les conséquences directes de la politique monétaire de la banque centrale européenne, qui n’a probablement pas fini d’épuiser la finance du continent.

Les annonces négatives sur les taux de croissance en Europe risquent en effet de plonger de nombreux groupes dans des difficultés grandissantes, dans le domaine de l’assurance et au-delà…


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