Un nouveau témoignage venu du cœur du palais relance l’affaire qui hante Buckingham : l'ex prince Andrew, déjà déchu et arrêté, entretenait des relations « malsaines » avec le délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Selon Ken Wharfe, ancien garde du corps de Diana, le scandale n’en est qu’à ses prémices. Ce témoin issu des plus hautes sphères royales, évoque des « informations non révélées ».

Un ancien garde du corps de Lady Diana, Ken Wharfe, ancien inspecteur de Scotland Yard, vient de lâcher une bombe dans un podcast britannique : les relations entre le prince Andrew et Jeffrey Epstein étaient « terriblement malsaines » et le scandale n’en est qu’à ses débuts. Alors que le frère de Charles III a déjà été déchu de ses titres royaux en octobre et interpellé le jour de ses 66 ans, ce témoignage venu de l’intérieur relance une affaire qui ronge la Couronne depuis des années. La monarchie britannique, déjà fragilisée par les tensions familiales et la perte de crédibilité internationale, voit resurgir un dossier qui met à nu les failles d’une institution habituée à l’impunité.
Un témoignage interne qui fissure le récit officiel
Depuis l’accord financier conclu en février 2022 avec Virginia Giuffre — estimé à plusieurs millions de livres sans reconnaissance de culpabilité — le prince Andrew semblait avoir évité un procès potentiellement dévastateur.
Mais l’intervention récente de Ken Wharfe vient rebattre les cartes. Ancien garde du corps de Lady Diana entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, cet ex-officier de Scotland Yard bénéficie d’une crédibilité rare dans les cercles proches de la famille royale.

Dans un podcast, il décrit des relations entre Andrew et Jeffrey Epstein qu’il qualifie de « terriblement malsaines ». Plus encore, il laisse entendre que des éléments substantiels pourraient encore émerger. Cette déclaration, loin d’être anodine, intervient dans un contexte où les archives judiciaires américaines liées à l’affaire Epstein continuent d’être partiellement déclassifiées depuis 2023, alimentant un flux constant de révélations.
Un témoin issu du cœur du palais
Les propos de Wharfe réactivent une question centrale : celle de l’étendue réelle des liens entre Andrew et Epstein. Malgré les dénégations répétées du prince — notamment lors de son interview à la BBC en novembre 2019 — plusieurs incohérences subsistent, notamment sur la fréquence de leurs rencontres ou leur nature exacte.

En toile de fond, c’est la gestion même de la crise par la monarchie qui interroge. Entre communication minimale, absence de transparence et stratégie d’isolement du prince, Buckingham Palace a privilégié une logique de containment plutôt que de clarification. Une approche risquée à l’heure où les exigences de redevabilité publique s’imposent même aux institutions les plus anciennes.
La Maison Windsor au bord de la rupture
Les relations « malsaines » entre un prince et un prédateur multimillionnaire posent une question plus large : comment une famille qui incarne l’État britannique a-t-elle pu tolérer si longtemps de tels liens sans que les garde-fous institutionnels ne s’activent ?

La Maison Windsor gère ce scandale comme une crise de communication, non comme une affaire de responsabilité pénale. Aucune enquête publique indépendante. Aucune mise à l’écart définitive d’Andrew, qui a résidé longtemps à Royal Lodge, domaine public entretenu par les contribuables.
Cependant, dans un communiqué , Charles III avait affirmé que « la justice doit suivre son cours » , synonyme d' un arrêt de mort sociale pour son frère. Pour le roi, l’enjeu est la survie de la monarchie.

En abandonnant Andrew à la justice, la Couronne tente de purger le poison Epstein avant qu’il ne contamine le trône. Si de nouvelles révélations venaient à émerger, le rideau tombera, et ce que l'on apercevra dans les coulisses risque de précipiter une crise institutionnelle que même Buckingham ne pourra plus cacher.

