5 ans après le COVID : grandeur et misère de la résistance au mondialisme

5 ans après le COVID : grandeur et misère de la résistance au mondialisme


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Une brèche vient de s’ouvrir. Discrète, presque technique, mais une brèche tout de même. L’Union Européenne, ce bastion du mondialisme bien-pensant, envisage de couper les vivres à Gavi, l’Alliance du Vaccin, ce joyau de la philanthropie globalitaire enfanté par Bill Gates. Dans le sillage des États-Unis qui ont déjà annoncé leur retrait , la machine bruxelloise commence à douter. Elle parle désormais de se « concentrer sur les fonds où elle peut véritablement façonner la gouvernance ».

Traduction : l’oligarchie veut reprendre le contrôle direct de ses outils d’influence, lassée de sous-traiter sa politique à des fondations privées qui n’ont de comptes à rendre à personne.   

Ce simple fait, qui aurait été impensable il y a cinq ans, est le symptôme d’un basculement profond. Cinq ans après le début de la crise du COVID, cette déflagration qui devait consacrer le triomphe de la gouvernance mondiale et de la dictature sanitaire, l’heure est venue de dresser le bilan de notre résistance. Un bilan en clair-obscur, fait de grandeur et de misère, de victoires éclatantes et d’impasses frustrantes. Mais un bilan qui, pour qui se souvient d’où nous sommes partis, doit nous emplir d’une farouche détermination. Car nous n’étions rien, et nous voilà force qui compte.

La grandeur : le temps des conquêtes inespérées

Souvenons-nous. Mars 2020. Le monde se fige. Les États, agissant comme les contremaîtres zélés d’une OMS soudainement toute-puissante, nous enferment, nous masquent, nous tracent. La souveraineté, qu’elle soit nationale ou, plus fondamentalement, individuelle, semble n’être plus qu’un lointain souvenir. Toute voix discordante est balayée, qualifiée de complotiste, d’irresponsable. Nous étions une poignée, des électrons libres hurlant dans un désert numérique, convaincus de notre impuissance face au Léviathan sanitaire.

Et pourtant. C’est de cette boue qu’est née la résistance. La première de nos victoires, la plus fondamentale, fut celle de l’esprit. Face à la propagande et à la peur, des millions de citoyens ont refusé de céder leur autonomie. Le combat contre le passeport vaccinal fut le creuset de cette nouvelle conscience. Il ne s’agissait plus d’un débat technique, mais d’une question existentielle : un gouvernement a-t-il le droit de conditionner nos libertés les plus élémentaires à un acte médical? La réponse fut un « non » retentissant, qui a ébranlé les certitudes de la caste au pouvoir.   

Cette résistance de l’esprit s’est ensuite incarnée dans la rue. Qui aurait pu prédire la puissance du Convoi de la Liberté au Canada en 2022? Des camionneurs, des gens du peuple, paralysant la capitale d’un pays du G7, forçant un Justin Trudeau paniqué à invoquer des lois d’exception pour mater la révolte. Ils ont montré au monde que la désobéissance civile n’était pas morte, que le peuple, quand il se lève, peut faire trembler le système. Plus près de nous, la colère des agriculteurs européens en 2023 et 2024 a offert une autre leçon magistrale. Face à leurs tracteurs bloquant Bruxelles, la Commission européenne, si arrogante d’ordinaire, a cédé. Elle a retiré son projet absurde de réduction des pesticides et assoupli les contraintes du Pacte Vert. La preuve est faite : l’action directe et coordonnée paie.   

Enfin, cette vague de fond a commencé à produire ses effets dans les urnes. Les élections européennes de 2024 ont été un séisme. En France, en Allemagne, en Autriche, les partis qualifiés de « populistes » par le système ont réalisé des scores historiques, obligeant les élites à des manœuvres politiques désespérées, comme la dissolution en France. Des idées hier jugées extrêmes – le contrôle des frontières, la critique du libre-échange, la remise en cause du calendrier climatique – sont désormais au centre du jeu politique. Nous avons gagné la bataille culturelle.   

La misère : les murs de la citadelle mondialiste

Mais l’optimisme ne doit pas nous rendre aveugles. La citadelle mondialiste est assiégée, mais elle n’est pas tombée. Ses murs sont hauts et ses défenseurs, rusés. Notre misère, ce sont les limites que nous heurtons chaque jour.

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