La probabilité d'une guerre mondiale "lite" monte à 95%, par Thibault de Varenne

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L'ordre international ne meurt jamais dans un silence feutré ; il s'effondre dans le fracas des détonations et le silence des radars. En ce printemps 2026, nous avons quitté les rivages de la diplomatie conventionnelle pour entrer dans ce que les stratèges appellent la « Vallée Stratégique » : une zone de turbulences où la moindre erreur de calcul peut transformer une crise régionale en un brasier planétaire.

Depuis le déclenchement de l’opération Epic Fury le 28 février dernier, le monde retient son souffle. Ce n'est plus une simple escarmouche, comme la « Guerre des Douze Jours » de 2025. C’est une rupture de ban. En frappant près de 500 cibles et en décapitant le sommet de l’État iranien — incluant l’Ayatollah Ali Khamenei et ses principaux chefs militaires — les États-Unis et Israël ont fait le pari du chaos contrôlé. Mais à Ormuz, le contrôle est une illusion qui se dissout dans l'eau salée du Golfe.

Le chiffre du précipice : 5,8 % et 95 %

La question qui hante les chancelleries est celle du basculement vers un conflit mondial. Les modèles de simulation les plus pointus nous livrent aujourd'hui une réponse à double détente. D'un côté, le risque d'un échange cinétique direct entre grandes puissances est évalué à 5,8 %. C'est peu, diront certains. C'est en réalité immense : c'est dix fois le risque moyen de la dernière décennie.

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Le Conseil d'État a jugé le 3 août 2026 qu'une mairie peut rejeter une demande de permis pour dossier incomplet sans avoir réclamé la moindre pièce. Le demandeur doit désormais deviner ce que l'administration attend, et recommencer s'il se trompe. LE COURRIER DES STRATÈGESRestez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE Le Courrier, chaque matin. L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré. Gratuit. Vous restez libre


Lalaina Andriamparany

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Rédaction

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