16 milliards de vaccins distribués dans le monde en 2021

16 milliards de vaccins distribués dans le monde en 2021


Partager cet article

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) vient de publier le premier rapport sur le marché mondial des vaccins. Le document met en évidence l’offre limitée et la distribution inéquitable des vaccins. Les pays les plus pauvres ont toujours du mal à accéder aux vaccins.

Selon le rapport sur le marché mondial des vaccins 2022 de l’OMS publié mercredi 09 novembre,  l’iniquité entre les nations riches et pauvres persiste. Selon le rapport, environ 16 milliards de doses de vaccin, d’une valeur de 141 milliards de dollars US, ont été fournies en 2021, soit près de trois fois le volume du marché de 2019 (5,8 milliards) et près de trois fois et demie la valeur du marché de 2019 (38 milliards de dollars US). Cette augmentation est principalement due aux vaccins COVID-19. En 2021, plus de 8 milliards de vaccins anti-Covid-19 ont été administrés, soit le double du nombre des vaccins injectés chaque année pour lutter contre des maladies dangereuses comme la rougeole ou la grippe. Mais selon l’OMS, seuls 12 % des habitants des pays à faible revenu présentent un schéma vaccinal anti-Covid complet, contre plus de 74 % pour les pays plus riches.

Un marché non propice à l’accès aux vaccins prioritaires

L’OMS a publié le rapport sur le marché mondial des vaccins. Dans ce document, l’agence de santé des Nations Unies a révélé que l’offre est limitée. Le rapport fait plutôt un constat d’échec, la distribution des vaccins est inéquitable.

En effet, en dépit des progrès technologiques enregistrés au cours de ces dernières décennies, l’accès aux vaccins essentiels ou prioritaires est encore difficile, surtout pour les pays les plus pauvres.

A titre d’exemple, le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) qui permet de prévenir le cancer du col de l’utérus est uniquement disponible dans 41% des pays à faible revenu. Pourtant, c’est l’un des cancers qui causent le plus de décès dans le monde. L’offre limitée de vaccins et la distribution inégale sont à l’origine des disparités mondiales, affirme le rapport.

L’OMS a aussi révélé que la production des vaccins nécessaires dans les situations d’urgence comme la typhoïde, le choléra, le virus d’Ebola ou la variole du singe est insuffisante. Pourtant, la pandémie du Covid-19 a prouvé qu’il est possible de développer et de distribuer rapidement les vaccins.

L'OMS lance un appel aux changements

Selon le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, « le droit à la santé inclut le droit aux vaccins ». Pourtant, le rapport établi par l’agence de santé des Nations Unies met en évidence que le marché des vaccins ne permet pas aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables de jouir de ce droit.

Pourtant selon le rapport, la capacité de fabrication des vaccins est très concentrée. Dix fabricants fournissent à eux seuls 70 % des doses de vaccins (hors Covid-19). Plusieurs des 20 vaccins les plus utilisés (tels que les vaccins contenant le VPC, le VPH, la rougeole et la rubéole) dépendent actuellement principalement de ces deux fournisseurs.

Afin d’atteindre les objectifs du Programme de vaccination 2030, l’OMS lance un appel aux changements afin de sauver des vies et de prévenir les crises sanitaires dans le futur. Elle demande aux gouvernements, aux fabricants de vaccins et aux partenaires d’adopter des mesures ambitieuses afin d’assurer la distribution équitable des vaccins comme la facilitation du transfert de technologie.

Si l’OMS vise la vaccination de 70% de la population de chaque pays du monde d’ici la fin 2022, l’Afrique n’en a pas besoin pour lutter contre le Covid. Une étude récente publiée dans PLOS Global Public Health révèle l’hésitation à la vaccination contre le Covid-19 chez les adolescents des pays d’Afrique subsaharienne. Le manque de confiance quant à la sécurité et l’efficacité des vaccins en est la principale cause.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Bruxelles arrose les Balkans: 527 millions d'euros versés sans contrôle des travaux

Bruxelles arrose les Balkans: 527 millions d'euros versés sans contrôle des travaux

La Commission européenne a versé 527 millions d'euros aux infrastructures de transport des Balkans occidentaux entre 2015 et mi-2025 sans disposer d'outils fiables pour suivre l'avancement des chantiers. Selon un rapport de la Cour des comptes européenne publié le 9 juin 2026, les fonds ont été débloqués au-delà des travaux réellement effectués, sur la seule foi des bailleurs internationaux. Alors que l'UE pousse son élargissement dans une région stratégique, le contribuable européen finance à f


Rédaction

Rédaction

Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Par Vincent Clairmont La Banque centrale européenne a relevé ce jeudi son taux de dépôt de 2 % à 2,25 %, première hausse depuis près de trois ans, sur fond d'inflation remontée à 3,2 % en zone euro en mai, portée par l'énergie. La question qui remplit ma boîte depuis une semaine tient en cinq mots : faut-il bouger mon épargne ? Ma réponse : presque pas — et le « presque » mérite d'être détaillé poste par poste. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libre ! LA NEWSLETTER · GRATUITE


Rédaction

Rédaction

Dès dimanche, Bruxelles réécrit l'étiquette de votre petit-déjeuner
Photo by Claudia Viloria / Unsplash

Dès dimanche, Bruxelles réécrit l'étiquette de votre petit-déjeuner

À compter du 14 juin 2026, la directive européenne 2024/1438( transposée en droit français par le décret n°2026-312 du 24 avril) impose de nouvelles règles d'étiquetage, de composition et de traçabilité au miel, aux confitures, aux jus de fruits et aux laits déshydratés. Derrière le vernis consommateuriste : des coûts de mise en conformité réels pour les petits producteurs, et un bénéfice pour le consommateur qui reste, pour l'essentiel, cosmétique. LE COURRIER DES STRATÈGES Restez libr


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Trump avait promis l'âge d'or, il amène l'inflation

Trump avait promis l'âge d'or, il amène l'inflation

Par Thibault de Varenne Les prix à la consommation américains ont augmenté de 4,2 % sur un an en mai, leur plus haut niveau depuis plus de trois ans, après 3,8 % en avril. L'essence a renchéri de 40,5 % en douze mois ; l'énergie explique à elle seule plus de 60 % de la hausse du mois. Voilà les chiffres. Ils tombent dix-sept mois après le serment du Capitole — l'âge d'or de l'Amérique commence maintenant — et il faut les regarder ensemble, le serment et les chiffres, pour mesurer ce qui s'est


Rédaction

Rédaction