Soutien à l’AfD : Elon Musk en remet une couche
25.01.2025, Sachsen-Anhalt, Halle (Saale): US-Miliardär Elon Musk wird während eines Live- Grußwortes beim Auftritt von Alice Weidel, Kanzlerkandidatin der AfD, während des Wahlkampfauftakts der AfD gezeigt. (zu dpa: «Musk live bei AfD-Wahlkampfshow») Foto: Sebastian Willnow/dpa +++ dpa-Bildfunk +++

Soutien à l’AfD : Elon Musk en remet une couche


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Après l’ Espace X entre Elon Musk et Alice Weidel, la co-présidente de l’AfD, Elon Musk, le milliardaire de la tech et PDG de Tesla, a une fois de plus réitéré son soutien à la candidate de droite de l’Alternative für Deutschland (AfD).  Samedi dernier, il a participé  par vidéoconférence à un meeting électoral de l’AfD. Il a déclaré  devant les 4 500 partisans rassemblés à Halle, que l’AfD  était « le meilleur espoir pour l’Allemagne ». Alice Weidel, cheffe du parti et candidate à la chancellerie, a salué le soutien de Musk en affirmant que « l’Allemagne va retrouver sa grandeur », tout en établissant un parallèle entre les succès des républicains américains et les ambitions de l’AfD. A l’approche des élections, pour le social-démocrate Olaf Scholz, le milliardaire américain met en danger « le développement démocratique de l’Europe».

A quelques semaines des législatives, samedi, l’homme le plus riche du monde,  Elon Musk est intervenu par vidéoconférence lors d’un meeting électoral en Allemagne organisé par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Il a réitéré son  soutien à l’AFD en déclarant que seul ce parti pourrait sauver l’Allemagne. L’Allemagne qui est actuellement « au bord de l’effondrement économique et culturel ». La participation de Musk à cet événement, tenu dans la ville de Halle, a précédé un discours prononcé par Alice Weidel, cheffe de l’AfD et candidate à la chancellerie allemande. Depuis ses prises de positions, l’inquiétude monte chez les dirigeants europeens. A noter que l’AfD se hisse à la deuxième place dans les sondages pour les législatives du 23 février, avec 20 % des intentions de vote, derrière les conservateurs de la CDU/CSU, qui recueillent environ 30 %.

Une rhétorique nationaliste assumée

Au cours de son intervention, Musk a appelé les Allemands à surmonter leur « culpabilité passée » et à être fiers de leur culture.

« Les enfants ne devraient pas être coupables des péchés de leurs parents, et encore moins de leurs arrière-grands-parents »,

a-t-il déclaré, en référence implicite au passé nazi de l’Allemagne. Cette rhétorique, perçue par beaucoup comme un appel à relâcher la vigilance face aux extrémismes, a reçu les applaudissements de la foule.

Suite aux déclarations de Musk, Donald Tusk, Premier ministre polonais, a qualifié ces propos d’« inquétants », surtout qu’ils surviennent à quelques jours du 80e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Aux États-Unis, plusieurs figures politiques, comme le sénateur Lindsey Graham, ont également déploré la teneur des remarques de Musk.

Le chancelier allemand Olaf Scholz traité de “d’imbécile incompétent » par Musk (lors du drame de Magdebourg) a, quant à lui, mis en garde contre l’ingérence de Musk dans la campagne électorale allemande, affirmant que cela « met en danger la démocratie européenne ».

L’impact sur l’image de Musk

Si Elon Musk est souvent présenté comme un visionnaire technologique, ses incursions dans le domaine politique suscitent de plus en plus de critiques. Son apparition lors de ce meeting, associée à des gestes et des propos controversés lors de l’investiture de Donald Trump, pourrait ternir son image et alimente les débats sur la responsabilité des personnalités influentes dans la diffusion d’idéologies.

La semaine passée, Elon Musk a fait polémique aux États-Unis à deux reprises. D’abord, pour un geste interprété par certains comme proche d’un salut nazi, bien que ses partisans l’aient qualifié d’élan d’enthousiasme maladroit. Ensuite, pour ses critiques ouvertes envers Sam Altman et le projet Stargate de 500 milliards de dollars de Donald Trump, dédié à l’intelligence artificielle.

L’attitude de Musk soulève des questions sur ses motivations profondes. S’agit-il d’une stratégie calculée pour influencer la politique européenne, ou d’une simple maladresse ? Dans tous les cas, cette prise de position renforce la polarisation des opinions autour de sa personnalité. Le patron provocateur de Tesla chargé de superviser un département destiné à réduire le budget fédéral, le DOGE,  souhaiterait-il que son influence dépasse largement le cadre de cette mission?


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