Sophie de Menthon : « Le gouvernement pousse à désobéir au confinement »

Sophie de Menthon : « Le gouvernement pousse à désobéir au confinement »


Partager cet article

Sophie de Menthon, présidente d’ETHIC, bien connue de nos lecteurs, a réagi pour nous à l’intervention de Jean Castex, Premier Ministre, qui a prolongé les effets du confinement décidé il y a 15 jours. Les disparités de traitement et les absurdités des décisions gouvernementales rendent de moins en moins supportable une politique de lutte contre le virus qui menace aujourd’hui l’économie. Sophie de Menthon considère que la politique du Premier Ministre pousse à désobéir aux instructions officielles.

Sophie de Menthon n’a guère apprécié l’intervention de Jean Castex, qui proroge des mesures de confinement dont la cohérence appelle de nombreux doutes. D’ailleurs, le Premier Ministre a affronté une kyrielle d’arrêtés pris par des maires autorisant les petits commerces à rester ouverts. Sur le fond, de nombreux Français sont troublés par l’incohérence des mesures décidées pour lutter contre la pandémie. Tout laisse à penser que l’adhésion des Français à ces mesures ne devraient pas aller en s’améliorant dans les semaines à venir.

Le dernier déconfinement a été très mal mené. Je ne sais pas qui s'en est occupé, mais c'était mal fait.    

Sophie de Menthon

On notera que Sophie de Menthon pointe du doigt l’uniformité des mesures adoptées par le Premier Ministre, notamment l’impossibilité de dépasser le kilomètre de distance pour les personnes qui habitent en zone rurale où les risques de contamination sont moindres.

Pour les entreprises, l’obligation de passer au télétravail représente une vraie difficulté économique.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

Pourquoi le cours de l'or a baissé aujourd'hui, par Vincent Clairmont

La chute du cours de l'or observée aujourd'hui, le 30 janvier 2026, est directement liée à la nomination de Kevin Warsh par le président Donald Trump pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale (Fed). Cette baisse s'explique par trois mécanismes financiers majeurs déclenchés par ce choix : 1. Le profil "Hawkish" (Faucon) de Kevin Warsh Kevin Warsh est perçu par les marchés comme un "faucon", c'est-à-dire un responsable favorable à une politique monétaire plus stricte po


Rédaction

Rédaction

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

Arno Klarsfeld en rajoute une louche dans la concurrence victimaire de la Shoah

L'actualité nous offre une nouvelle séquence dont la mise en scène frise l'indécence. Arno Klarsfeld, figure médiatique et héritier d'un combat mémoriel nécessaire, a décidé de porter plainte pour « incitation à la haine » suite à des tweets qualifiés d'« abjects ». Au cœur du litige : ses propos sur l'utilisation du terme « rafles » pour qualifier les interpellations d'étrangers en situation irrégulière. Si l'on peut, par principe, condamner la violence numérique des réseaux sociaux, il est


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

En plein regain diplomatique, Bruxelles cherche son salut à Hanoï

En plein regain diplomatique, Bruxelles cherche son salut à Hanoï

L'Union européenne a officialisé un "partenariat stratégique global" avec le Vietnam. Bruxelles se hisse au rang des grandes puissances à Hanoï. Une opération de communication diplomatique qui cache mal une fuite en avant pour tenter de peser dans un monde multipolaire. Alors que les projecteurs étaient braqués sur les tensions commerciales entre Washington et Pékin, l'Union européenne a discrètement procédé, jeudi, à une mise à niveau majeure de ses relations avec le Vietnam.  Le Vietnam et l’


Rédaction

Rédaction

Chronique des craquements dans la caste : les pompiers lillois et les CRS

Chronique des craquements dans la caste : les pompiers lillois et les CRS

Le jeudi 29 janvier 2026, les rues de Lille n'étaient pas le théâtre d'une énième manifestation citoyenne, mais d'une collision frontale entre deux piliers du régime : les soldats du feu et les forces de l'ordre. Plus de 700 pompiers ont forcé les lignes, rappelant une vérité que le pouvoir central feint d'ignorer : lorsque la base n'a plus les moyens de sa mission, c'est l'ordre public qui s'effondre. Le jeudi 29 janvier, plus de 700 pompiers du département du Nord se sont réunis à Lille pour


Rédaction

Rédaction