Rester libre face au Covid : c’est plus urgent que jamais…

Rester libre face au Covid : c’est plus urgent que jamais…


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Rester libre face au Covid et aux injonctions gouvernementales de plus en plus intrusives, invasives, violatrices de nos libertés… Tel ne devrait pas tarder à devenir notre préoccupation majeure. Peu à peu, la vie sociale nous devient interdite, et nous sommes invités sans ménagement à vivre comme des reclus, à peine autorisés à sortir pour travailler, et sommés de rentrer chez nous pour le reste, sans recevoir d’amis ni de famille. Plus grave : la fabrique du consentement a bien fonctionné, puisqu’un grand nombre de Français sont convaincus par avance qu’il faut rogner notre liberté pour sauver notre santé. Comme si vivre enfermés et surveillés s’appelait encore la vie.

Rester libre alors que le COVID permet à l’Etat de terrasser nos libertés – et rester libre en toutes choses, dans notre vie privée, notre vie sociale, notre vie professionnelle. Tel est désormais le maître mot de tous ceux qui en ont assez d’être infantilisés par le papa Etat et par la maman sécurité sociale qui nous explique que, pour notre bien, notre protection et notre sécurité, nous devons désormais nous terrer chez nous, ne plus parler à personne, et surtout suivre les injonctions du gouvernement profond sans nous poser de questions.

Et instinctivement nous sentons bien que nous ne sommes pas loin d’assister à la bascule des démocraties libérales vers autre chose, vers une dictature plus ou moins molle, selon les jours, qui prétend mieux savoir que nous quel usage nous devons faire de nos libertés.  Et pour tout cela, il nous faut aujourd’hui poser sereinement mais sans mollir des actes simples de liberté.

C’est officiel : la vie privée sera surveillée

Pas question d’organiser chez soi des petites soirées entre amis si l’on est soumis au couvre-feu. Le très arrogant porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a expliqué que les soirées à la maison seraient désormais soumises à surveillance : « Ce qu’on vise avec ce couvre-feu, c’est les rassemblements privés, parfois festifs, qui sont aujourd’hui une source importante, si ce n’est majeure, de contamination ».

Autrement dit, les condés auront la faculté de pousser votre porte le soir s’ils soupçonnent la tenue d’une soirée clandestine, et de vous verbaliser. Voilà une superbe régression dans les libertés.

On aurait aimé qu’ils fassent la même chose dans les familles qui vivent du trafic de drogue en toute impunité depuis des années.

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Les rassemblements de plus de 6 personnes

Autre mesure spectaculaire : on ne pourra désormais plus se réunir à plus de 6 personnes, que ce soit dans la rue ou au bureau. Jamais on n’avait non plus connu une telle restriction à notre sociabilité. Le couvre-feu à 21 heures n’est donc qu’une partie du problème. Pendant la journée, les rassemblements sont aussi limité, y compris dans un cadre professionnel.

On entend bien l’excuse officielle selon laquelle cette mesure permet de limiter la circulation du virus. Il n’en demeure pas moins que, massivement, les Français ont mis des masques pour limiter cette circulation, et que, sur ce point précis des rassemblements de plus de 6 personnes, l’interdit fonctionnera moins bien que la responsabilité individuelle.

Les entreprises sommées de pratiquer le télétravail

Dans le même temps, la ministre du travail Elisabeth Borne a expliqué la fleur au bout du fusil et la bouche en coeur que les entreprises étaient désormais obligées de pratiquer le télétravail au moins deux jours par semaine. Officiellement, bien sûr, la mesure s’applique « lorsque cela est possible ». Mais assez rapidement, on devrait oublier le « lorsque cela est possible » et ne retenir que l’injonction de préférer le télé-travail au travail en présenciel.

Cette décision tombée du ciel, discutée entre ministres sans concertation avec les organisations patronales, illustre parfaitement le glissement autoritaire qui s’exerce et se déploie dans notre démocratie.

ETHIC proteste contre le télétravail obligé

On notera que le mouvement ETHIC présidé par Sophie de Menthon est celui qui a réagi le plus promptement, dans un communiqué, au télétravail obligatoire : « Cette nouvelle contrainte inopinée est totalement décourageante et démobilisante, c’est le signe d’un puissant manque de confiance et d’une cacophonie gouvernementale », regrette Sophie de Menthon.

La fabrique du consentement a bien fonctionné

Il est probable qu’une majorité de Français souscrive à ces règles liberticides au nom de leur propre protection sanitaire. De ce point de vue, il faut saluer le parfait déroulement d’un plan de communication destiné à gouverner par la peur, mis en place depuis l’été, et qui permet de faire l’impasse totale sur l’immobilisme de notre système de santé face à la crise.

Nous l’avons souligné plusieurs fois : personne ne contrôle plus le gouvernement sanitaire profond qui a par exemple fait front contre le développement de tests salivaires, souples, agiles, rapides. Pendant que les bureaucrates de la santé refusaient de modifier leur comportement et leurs méthodes, on préparait la population à un effort collectif destiné à compenser l’hostilité du système à tout changement. Et pendant que les bureaucrates de la santé sont sûrs de toucher leur salaire à la fin du mois, on oblige les Français à se terrer, désormais au risque de détruire leur emploi. Et tout ceci au nom de la santé et de la protection.

Apprenez à résister, au besoin clandestinement

On comprend bien les objectifs induits de cette stratégie, marketée sous les auspices du « c’est pour votre bien », mais dont les ressorts sont ceux de toutes les dictatures et de toutes les occupations : restez chez vous, terrez-vous et obéissez ! Face à cette lente accoutumance au poison de la soumission, il est impératif d’apprendre à résister et à faire le meilleur usage possible des marges de liberté qui nous restent encore.

Et quand cela n’est pas possible, résistez passivement, ou clandestinement. Par exemple, quand vous faites du shopping, faites semblant de passer du gel hydroalcoolique sur vos mains au bout du troisième magasin en quinze minutes où vous êtes sommé de vous désinfecter.

Un tout petit conseil parmi bien d’autres. La liberté ne s’use que si l’on ne s’en sert pas.


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