Quand revendre le compartiment or de sa trésorerie d'entreprise acheté en janvier 2024 ?

Quand revendre le compartiment or de sa trésorerie d'entreprise acheté en janvier 2024 ?

L'once à 3 689,71 € contre 1 864,33 € en janvier 2024. Quand vendre l'or de sa trésorerie d'entreprise : trois déclencheurs, et aucun n'est le cours.

7 min de lecture

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Par Vincent Clairmont

L'once valait 1 864,33 € en moyenne en janvier 2024. Elle vaut 3 689,71 € ce 1er octobre 2026 à 17 h 17, soit +97,9 % en euros. Une trésorerie qui y a placé 200 000 € détient aujourd'hui 395 800 €. La question n'est pas de savoir si le cours va continuer : c'est de savoir à quoi sert cet argent.

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Reprenons les chiffres avant tout raisonnement.

En janvier 2024, l'once d'or s'échangeait en moyenne à 1 864,33 €, dans une fourchette de 1 845,44 € le 17 à 1 888,38 € le 31. Ce 1er octobre 2026 à 17 h 17, le cours de l'or fin ressort à 3 689,71 € l'once, soit 118,63 € le gramme et 118 627 € le kilo, pour un euro à 1,1355 dollar — environ 4 190 $ l'once. La performance en euros est de +97,9 % sur deux ans et neuf mois.

Une entreprise qui a converti 200 000 € de trésorerie en janvier 2024 a acheté environ 3 337 grammes, soit 107,3 onces. Cette ligne vaut aujourd'hui 395 800 €, pour une plus-value latente de 195 800 €.

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Première chose : cette ligne n'appartient pas au Barbell

Il faut lever une confusion que je rencontre souvent, et qui conduit à des décisions fausses.

L'allocation Barbell que je préconise — 80 % de branche sûre dont 30 % d'or physique, 20 % de branche risquée — est calibrée sur un patrimoine personnel, cas type 500 000 €. Sa logique est la structure du risque sur un horizon long, sans échéance imposée.

Une trésorerie d'entreprise n'a pas cette propriété. Elle a une fonction : financer le cycle d'exploitation, le besoin en fonds de roulement, l'investissement et, le cas échéant, le remboursement d'une dette. Son horizon n'est pas choisi par le dirigeant, il est imposé par l'activité. Pour cette raison, la poche or d'une trésorerie d'entreprise est hors Barbell, au même titre que l'épargne de précaution d'un particulier ou qu'un dispositif d'épargne salariale : elle obéit à ses propres règles, et la cible de 30 % ne s'y applique pas.

Deux précautions qui en découlent. D'abord, rien n'interdit à une personne morale de détenir de l'or physique, mais la proportion compte : une société dont le bilan afficherait un stock d'or hors de proportion avec son activité s'expose à une requalification en négociant en métaux précieux, et au débat sur l'acte anormal de gestion. Les praticiens avancent un ordre de grandeur de 5 à 10 % de la trésorerie. Ensuite, le traitement comptable n'est pas unifié : selon la durée de détention envisagée, l'or est inscrit soit en instrument de trésorerie, soit en autres immobilisations financières — non amortissable, mais susceptible de dépréciation. Ce point se tranche avec votre expert-comptable, pas dans un article. On va voir qu'il commande aussi la fiscalité.

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La réponse : trois déclencheurs, et aucun n'est le cours

Je préconise de ne pas regarder le cours pour décider. Trois faits seulement déclenchent une vente, et ils sont tous internes à l'entreprise.

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Lalaina Andriamparany

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