Médecins en grève : les esclaves bac +10 demandent des chaînes plus longues

Médecins en grève : les esclaves bac +10 demandent des chaînes plus longues


Partager cet article

Les médecins, à commencer par les médecins de ville, sont en grève contre la bureaucratisation de leur profession. Problème : ils sont les premiers à la demander, à l'image de l'UFML de Jérôme Marty qui s'est roulé dans la fange de l'asservissement à la politique sanitaire durant le COVID, pour en déplorer les effets aujourd'hui.

La France se réveille ce matin avec une gueule de bois sanitaire. De Dunkerque à Biarritz, les cabinets médicaux ont baissé le rideau. « Je ferme », proclament les affichettes sur les portes closes, relayant le mot d'ordre d'une intersyndicale hétéroclite qui a réussi le tour de force de réunir la carpe et le lapin : les notables de la CSMF, les gestionnaires de MG France et les agités du bocal de l'UFML.

Budget de la sécu : la liste complète de ce qui a été adopté
L’Assemblée Nationale vient d’adopter à une courte majorité (247 voix pour, 234 contre, et 93 abstentions) le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Nous en listons ici les mesures exhaustives qui vont changer votre vie quotidienne. On notera qu’il reste à Sébastien Lecornu à faire

Officiellement, la profession est en guerre. Le PLFSS 2026 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale), voté en force par une majorité parlementaire aux ordres, est vécu comme une déclaration de guerre. Mais ne nous y trompons pas. Derrière les trémolos sur la « mort de la médecine libérale » et les mises en scène d'une profession « à bout de souffle », se joue une tout autre pièce, bien plus tragique. Ce n'est pas la révolte de Spartacus brisant ses fers. C'est la complainte des esclaves domestiques, nourris au grain de l'État-providence, qui supplient leur maître de desserrer un peu le collier pour qu'ils puissent continuer à servir.

L'ampleur de la grève : un cri de douleur... comptable

Il faut reconnaître à ce mouvement son ampleur inédite. Selon les chiffres qui remontent des URPS (Unions Régionales des Professionnels de Santé), près de 80 % des cabinets sont fermés ce lundi. Les cliniques privées ont déprogrammé à tour de bras. L'ennemi désigné porte un nom barbare : l'article 26. Cette disposition permet désormais à l'Assurance Maladie — c'est-à-dire à Bercy déguisé en guichetier — de réviser unilatéralement les tarifs des actes médicaux si les dépenses dérapent.

Santé et niveau de vie: comment l’État-providence a creusé le fossé des inégalités
Malgré un État-providence omniprésent et un budget social colossal, l’écart de l’espérance de vie entre riches et pauvres se creuse. Selon l’étude publiée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), lundi 15 décembre, les plus modestes vivent moins longtemps, et l’écart se creuse.

Ajoutez à cela la coercition à l'installation pour les jeunes, le flicage numérique via le Dossier Médical Partagé (DMP) assorti d'amendes de 2 500 euros pour les récalcitrants, et la chasse aux arrêts de travail menée par des algorithmes qui traitent le médecin comme un fraudeur potentiel. La coupe est pleine, nous dit-on.

La “Taxe santé” : l’immoralité de la spoliation indirecte, par Veerle Daens
Le spectacle de l’État français cherchant désespérément à combler les gouffres qu’il a lui-même creusés ne cesse jamais. La dernière invention fiscale en date – une taxe d’un milliard d’euros sur les complémentaires santé pour financer le report de l’âge de la retraite – est un cas d’école de

Mais que demandent-ils, au fond? Ils demandent le retrait de ces mesures coercitives et, surtout, une revalorisation du tarif de la consultation. Ils demandent que la Sécurité Sociale, ce Moloch étatique en faillite, continue de financer leur train de vie et leur statut social. Ils manifestent pour sauver la « médecine libérale », cet oxymore français. Car enfin, de quelle liberté parle-t-on quand 99 % de votre chiffre d'affaires dépend d'un tarif fixé par l'État, quand vos prescriptions sont surveillées par une administration centrale, et quand votre droit d'exercer est conditionné à l'obéissance aux protocoles de la Haute Autorité de Santé?

Regardez bien les revendications. Écoutez bien les discours. Entendez-vous une remise en cause du monopole de la Sécurité Sociale? Entendez-vous une demande de sortie du système conventionnel pour retrouver une vraie liberté de prix et de pratique? Non.

L'imposture du "médecin libéral" drogué à l'argent public

C'est ici que l'imposture éclate. Les médecins français ne sont pas des libéraux. Ce sont des concessionnaires de service public, des sous-traitants de l'État, des « agents de l'État » comme l'avait si bien lapsussé un ministre il y a quelques années. Ils ont accepté, depuis 1945 et surtout depuis les ordonnances Juppé de 1996, de troquer leur indépendance réelle contre la sécurité d'une rente garantie par la solvabilisation publique de leur clientèle.

Retraites : la grande spoliation continue, cachée derrière une taxe sur votre santé
Le rideau tombe sur un nouvel acte de la tragicomédie française, cette pièce interminable où l’État, bouffi d’impuissance et de suffisance, prétend réformer ce qu’il n’ose même plus nommer. La réforme des retraites, ce serpent de mer qui terrorise les gouvernements successifs depuis trente ans, est officiellement “suspendue”. Reportée aux

En réclamant aujourd'hui plus de moyens publics, ils ne font que valider leur dépendance. Ils se comportent comme des toxicomanes qui manifesteraient devant chez leur dealer pour que la dose soit plus pure et moins chère. Ils ont oublié que l'argent de l'État a toujours une contrepartie : la soumission.

Cette soumission n'est pas tombée du ciel avec le PLFSS 2026. Elle est le fruit d'un long processus d'avachissement, d'une démission intellectuelle et morale d'une élite Bac +10 qui a cru qu'elle pourrait éternellement partager le pouvoir avec la Caste administrative. Ils ont cru être des partenaires ; ils n'étaient que des idiots utiles.

La bascule de 2020 : la servitude volontaire comme horizon indépassable

Le moment de vérité, le point de non-retour de cette déchéance, date de la crise du COVID-19. C'est là, dans la peur et la sidération du printemps 2020, que la médecine libérale a signé son arrêt de mort en acceptant l'inacceptable.

Rappelons-nous. Mars 2020. L'État, pris de panique par son impréparation criminelle (pas de masques, pas de tests), décide de prendre le contrôle total de la santé des Français. Il interdit aux médecins de ville de soigner. Littéralement. Le mot d'ordre était : « Restez chez vous, prenez du Doliprane, et appelez le 15 si vous étouffez ». Pour la première fois dans l'histoire, on a interdit aux médecins de voir les malades. Et qu'ont fait les syndicats? Ils ont applaudi. Ou ils se sont tus.

On a vu des syndicats de médecins accepter que leurs propres confrères soient suspendus, privés de salaire, affamés, pour avoir refusé une injection expérimentale dont on sait aujourd'hui qu'elle n'empêchait ni la transmission ni la contamination.

Pire, ils ont accepté la dépossession de leur outil le plus sacré : la liberté de prescription. Le décret du 26 mai 2020 interdisant l'hydroxychloroquine restera dans l'histoire comme le moment où la politique a violé la science avec la complicité des médecins.

À cette époque, les syndicats, grisés par la proximité du pouvoir, ont eu l'illusion que servir la politique sanitaire de la peur allait consacrer leur omnipotence. Ils se voyaient en généraux d'une armée en blouse blanche, sauvant la nation. Ils n'ont pas vu qu'ils n'étaient que les caporaux d'une dictature sanitaire qui se mettait en place. En acceptant que le Conseil de Défense décide de ce qu'ils avaient le droit de prescrire ou non, ils ont remis les clés de leur cabinet au Préfet.

Les jeunes, ces mollusques que le Parlement a raison de racketter pour financer la sécu des vieux
Il faut parfois avoir le courage du cynisme pour admirer la beauté du crime parfait. Le spectacle que nous offre l’Assemblée nationale avec le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2026 est, à cet égard, un chef-d’œuvre d’ingénierie sociale dont la victime est toute désignée,

Le cas d'école de l'UFML : quand les "libres" se font les chiens de garde

L'exemple le plus frappant, et le plus douloureux pour qui aime la liberté, est celui de l'UFML (Union Française pour une Médecine Libre) et de son président médiatique, le Dr Jérôme Marty. Voilà un syndicat né de la contestation, des "pigeons", qui portait l'espoir d'une rupture avec le système.

"L'Occident sur la voie du totalitarisme", le cri d'alarme d'une survivante de Staline et d'Hitler

"L'Occident sur la voie du totalitarisme", le cri d'alarme d'une survivante de Staline et d'Hitler

Survivante du nazisme et du communisme, Erika Fabian alerte sur le retour du totalitarisme en Occident. Entre censure numérique et lois liberticides, l'Occident semble, selon elle, répéter les erreurs des années 1930, sacrifiant les libertés individuelles au nom d'une sécurité illusoire. À quatre ans, elle échappait de justesse aux rafles nazies à Budapest. Plus tard, elle subissait la chape de plomb du régime communiste hongrois. Aujourd’hui installée aux États-Unis, l’auteure estime voir réap


Rédaction

Rédaction

Maduro : Trump craint-il de révéler le rôle de la CIA dans le narcotrafic ? par Elise Rochefort

Maduro : Trump craint-il de révéler le rôle de la CIA dans le narcotrafic ? par Elise Rochefort

L'image restera gravée dans l'histoire judiciaire et géopolitique du XXIe siècle : Nicolás Maduro, menotté, descendant d'un hélicoptère militaire sur le tarmac de New York, vêtu d'un survêtement gris, quelques heures seulement après son exfiltration de Caracas par les forces spéciales américaines. Pour l'administration Trump, c'est le triomphe final d'une stratégie de "pression maximale". Officiellement, il s'agit d'une victoire de la loi sur le crime, la mise hors d'état de nuire du chef d'un "


Rédaction

Rédaction

Ce que nous pouvons déduire pour 2026 des chocs fiscaux de 2025

Ce que nous pouvons déduire pour 2026 des chocs fiscaux de 2025

Nous y sommes. Le rideau est tombé sur l'exercice budgétaire 2025, et comme annoncé ici-même, les « ajustements temporaires » promis par le gouvernement ne sont rien d'autre que les fondations d'un nouveau régime de spoliation permanente. Si 2025 a été l'année du choc, 2026 sera celle de l'asphyxie. Le message envoyé par Bercy est clair : le bas de laine des Français n'est plus un sanctuaire, c'est une réserve de chasse pour un État en faillite morale et financière… L'assurance-vie : le massac


FLORENT MACHABERT

FLORENT MACHABERT

De la Covid au Mpox : vers le retour du « réflexe autoritaire » à Madagascar

De la Covid au Mpox : vers le retour du « réflexe autoritaire » à Madagascar

Madagascar signale six cas confirmés de Mpox. Si les autorités excluent les mesures extrêmes, la mobilisation des protocoles Covid-19 suscite l'interrogation. Faut-il voir dans cette gestion proactive les prémisses d'un nouveau climat de contraintes sanitaires généralisées ? L'annonce de six cas confirmés de Mpox (variole du singe) à Madagascar, accompagnée de 70 cas suspects, a déclenché une réponse sanitaire rapide des autorités. Celles-ci se veulent rassurantes, excluant toute fermeture des


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany