Macron président de l'Europe en 2027 ? quelles chances a-t-il ? par Thibault de Varenne

Macron président de l'Europe en 2027 ? quelles chances a-t-il ? par Thibault de Varenne


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Le "Sphinx" de l'Élysée prépare sa mue. Alors que la France s'enfonce dans une paralysie politique que lui-même a orchestrée par sa dissolution "incendiaire", Emmanuel Macron regarde déjà par-dessus la haie de 2027. Ne vous y trompez pas : le personnage, dont la vanité n'a d'égale que son mépris pour les frontières nationales, ne compte pas finir sa carrière en "retraité de la République" à soixante-neuf ans. Son regard est fixé sur Bruxelles, ou plutôt sur ce trône de "Président de l'Europe" qu'il s'est méthodiquement construit à coup de discours lyriques et de manœuvres de coulisses.

Quelle est la vraisemblance de ce scénario? Est-il crédible de voir celui qui plafonne à 20% d'opinions favorables chez lui  s'installer au sommet de la bureaucratie continentale? Analysons froidement les chances de ce que j'appellerais "l'opération exfiltration".

Union des Capitaux : le fédéralisme européen a commencé incognito ce matin
Ce matin, alors que la France s’éveille avec la gueule de bois d’un budget de compromis que personne n’aime mais que tout le monde subit, un événement d’une gravité exceptionnelle s’est produit dans le silence feutré des chancelleries européennes. Sans tambour ni trompette, sans débat à l’Assemblée nationale, et

L'E6 : le Directoire des six contre la démocratie des vingt-sept

La première pièce du puzzle est technique. Pour Macron, l'Europe à vingt-sept est un "monstre bureaucratique" trop lent, un "vieillissement fragmenté" qu'il dénonçait encore récemment à Munich. Sa solution? Le format "E6". Sous couvert de "renforcer la compétitivité", ce groupe réunissant l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, la Pologne et les Pays-Bas agit comme le nouveau "pacemaker" de l'Union.

UE : Macron valide un saut fédéral immédiat avec 5 autres pays, par Elise Rochefort
Le séminaire informel tenu au château d’Alden-Biesen en février 2026 marque un tournant historique : il a officiellement ouvert la porte à une « Europe à deux vitesses ». Devant l’urgence de la compétition mondiale et l’inertie de la prise de décision à Vingt-Sept, ce sommet a cristallisé une nouvelle doctrine où l’unité

Il s'agit d'un véritable directoire de l'ombre représentant 15 des 22 trillions de dollars du PIB européen. L'objectif est limpide : contourner l'unanimité, briser les résistances des "petites nations" et imposer une marche forcée vers l'intégration des marchés de capitaux et une défense commune d'ici décembre 2027. C'est ce qu'ils appellent le "choc de volontarisme". En réalité, c'est l'outil parfait pour Macron : une structure où la puissance de frappe de l'oligarchie financière ne s'embarrasse plus des "états d'âme" souverainistes de Budapest ou de Bratislava.

Le hold-up institutionnel de juin 2027

Le calendrier, ce maître des horloges que Macron affectionne tant, nous livre un indice capital. Le mandat de l'actuel président du Conseil européen, António Costa, s'achève en juin 2027. Soit quelques semaines seulement après que Macron aura dû, par la force de l'article 6 de notre Constitution, quitter l'Élysée.

Ici réside le génie — ou le cynisme — du plan. Contrairement à la présidence de la Commission, la nomination au Conseil européen ne nécessite aucun soutien populaire, ni même l'aval du gouvernement national du candidat. L'article 15(5) du TUE est clair : l'élection se fait à la majorité qualifiée des chefs d'État. Souvenez-vous du précédent Donald Tusk en 2017 : réélu triomphalement à Bruxelles alors que son propre gouvernement polonais votait contre lui.

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« Le plus dur est fait. » Lorsque Donald Trump a prononcé ces mots au 32ème jour du conflit en Iran, les marchés actions américains ont exulté, signant leur meilleure séance en dix mois. Mais pour l'épargnant européen, cette phrase sonne comme un avertissement brutal. Si Washington estime avoir achevé sa « décapitation » chirurgicale du régime iranien, elle laisse derrière elle un détroit d’Ormuz étranglé (passé de 150 à 5 navires par jour) et une Europe seule face à une facture énergétique qui


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Ce n'est plus une simple restructuration, c'est une saignée. Le 2 avril 2026 restera comme le point de bascule où la seconde administration Trump a dévoré ses propres enfants, incapable de digérer les fantômes du passé et les exigences d'une « rétribution » qui ne vient pas assez vite. Au cœur de ce séisme : l'ombre portée de Jeffrey Epstein et l'impatience d'un président qui ne tolère aucune nuance dans la loyauté. Le sacrifice de Pam Bondi : quand la « liste » devient un piège L'éviction br


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Au terme d’une rencontre bilatérale avec Sanae Takaichi, Emmanuel Macron n’a pas résisté à reproduire le geste iconique du manga Dragon Ball. Ce « Kaméhaméha » improvisé, largement relayé sur les réseaux, a éclipsé les sujets pourtant stratégiques évoqués lors du sommet. Une fois de plus, le président semble plus soucieux d’occuper le terrain médiatique que de défendre la position stratégique de la France. À Davos, Emmanuel Macron marque les esprits avec son « for sure », qui a connu une virali


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