Par Vincent Clairmont
L'once d'or s'échangeait ce mardi matin autour de 4 175 dollars (HDFC Sky). Le 2 mars, deux jours après les premières frappes sur l'Iran, elle valait 5 349 dollars (Business Recorder). Depuis, l'once a perdu 22 %. Une guerre ouverte entre l'OTAN et la Russie serait d'une autre nature : cette fois, la France serait partie au conflit. Un lecteur me demande si l'or monterait. Ma réponse : en dollars, pas forcément ; en euros, très probablement. Mais pour un épargnant français, la question décisive serait ailleurs.
Une précision d'abord : l'OTAN ne déclare pas la guerre. L'article 5 du traité de Washington engage chaque allié à assister celui qui est attaqué, par « telle action qu'elle jugera nécessaire, y compris l'emploi de la force armée ». En France, c'est le Parlement qui autorise la déclaration de guerre (article 35 de la Constitution). Le scénario réaliste n'est donc pas une déclaration de l'Alliance, mais l'activation de l'article 5 après une attaque contre un allié.
En dollars, les précédents ne promettent rien
Les guerres récentes suivent la même séquence. À l'annonce, l'or prend une prime de peur. Le 24 février 2022, l'once gagne 1,9 % à 1 942 dollars (CNBC), puis touche