Un « Great Reset » frappe désormais de plein fouet l'un des derniers bastions de la classe moyenne intellectuelle : les professions du droit. Aujourd'hui, je passe en revue les transformations, positives et négatives, que l'IA va produire dans ce domaine.

La fin des « scribes » : ce que la machine va dévorer
Le premier choc est celui de la productivité brute. On estime que 44 % des tâches juridiques actuelles sont automatisables. Pour le dire sans détour, le modèle économique fondé sur la facturation d'heures de recherche fastidieuse est mort.
- L'exécution notariale et administrative : Les clercs de notaire, autrefois chevilles ouvrières des actes, voient la machine générer des compromis ou des attestations en quelques secondes. Les secrétariats et fonctions support, dont l'horizon d'impact est fixé entre 2025 et 2027, sont en première ligne face à une automatisation qui gère désormais facturation et relances sans faiblir.
