Mes chers amis de la liberté (et vous autres, bureaucrates patronaux ou fonctionnarisés, cachés derrière vos dossiers suspendus), installez-vous confortablement. Aujourd'hui, on plonge dans le grand bain de la gestion paritaire avec le cas Houria Aouimeur, ou comment une malheureuse juriste a cru que l'éthique avait sa place dans une machine à recycler l'argent des autres.

Accrochez-vous à vos portefeuilles, on part à l'AGS (ne manquez pas le pas mauvais documentaire d'ARTE dont le lien est ci-dessus). Et aux milliards qu'elle gère dans l'ombre, c'est le cas de le dire.
Le miracle de la multiplication des pains (et de la disparition des milliards)
Imaginez un endroit merveilleux appelé l’AGS (Association pour la Gestion du régime de Garantie des créances des Salariés). C’est une sorte de tirelire géante alimentée par les cotisations obligatoires des patrons — parce que, bien sûr, l'État adore forcer les gens à être solidaires avec l'incompétence d'autrui. Le but ? Payer les salaires quand une boîte coule.
Notre héroïne, Houria, arrive là-bas avec ses grands yeux de juriste intègre et découvre... un trou. Pas un petit trou de souris, non. 7 milliards d’euros. Disparus. Pouf. Envolés dans la stratosphère administrative.
Dans le monde réel, si je perds 10 euros, je cherche sous le canapé. À l'AGS, on perd 7 milliards et on appelle ça "le mardi". C’est fascinant, n'est-ce pas ? Cette capacité qu’a l’argent public (ou para-public, ne chipotons pas sur la couleur du vol) à s’évaporer pour engraisser des administrateurs judiciaires et des avocats dont les honoraires ressemblent étrangement à des numéros de téléphone internationaux.

L'audace de l'honnêteté (quelle idée !)
Houria, dans un élan de naïveté presque touchant, se dit : "Tiens, je vais porter plainte".
Erreur fatale ! Elle a oublié la règle numéro 1 du club des profiteurs de la faillite : on ne compte pas les dents du cheval qu'on est en train de dépecer.
Dès qu'elle a commencé à poser des questions sur les factures délirantes et les circuits opaques, la machine s'est mise en marche. Et quand l'État ou ses satellites se sentent menacés, ils ne font pas dans la dentelle. On n'est plus dans un rapport de la Cour des Comptes, on est dans un mauvais remake de Mission Impossible version URSS.
Le kit de bienvenue du lanceur d'alerte
Pour remercier Houria de vouloir protéger les fonds des travailleurs, le système lui a offert le pack "Destruction Totale" :
- Le piratage de mails : Parce que rien ne dit mieux "nous sommes transparents" que de fouiller dans les messages privés de ses employés.
- Le harcèlement : Portes forcées, filatures... On se croirait dans un polar de gare, sauf que c'est payé avec vos cotisations.
- Le licenciement pour "faute lourde" : C'est le chef-d'œuvre. On vire celle qui dénonce le vol pour avoir osé... dénoncer le vol. C’est l’équivalent administratif du "C'est celui qui dit qui y est".
La morale de cette triste farce
Ce documentaire d’ARTE nous rappelle une vérité fondamentale que tout libertarien porte en lui comme un talisman : L’argent géré par tout le monde n’appartient à personne, et finit toujours dans les poches de quelqu’un.
L’AGS, c’est le temple de l’entre-soi. Un petit monde de mandataires et d’avocats qui vivent de la mort des entreprises, avec la bénédiction d’un État trop occupé à traquer le moindre restaurateur qui oublie de déclarer un café.
Alors, bravo à Houria Aouimeur pour son courage. Elle a découvert que dans la jungle de la bureaucratie française, le prédateur le plus dangereux n'est pas le loup, c'est le gratte-papier qui a peur de perdre sa rente.

