Le prix de l’essence augmente pour financer la bureaucratie

Le prix de l’essence augmente pour financer la bureaucratie


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Le prix de l’essence s’envole, et le gouvernement fait mine de ne pas comprendre pourquoi. L’écologiste macronienne Barbara Pompili fait mine d’accuser les distributeurs de jouer aux accapareurs en leur demandant de « baisser leurs marges ». Mais les seuls accapareurs aujourd’hui, ce sont les bureaucrates qui se gavent de taxes et d’impôts pour financer leur scandaleux train de vie. Voici la preuve par les chiffres officiels !

210% d’augmentation d’impôts sur le carburant en un an ! Voilà l’explication du prix de l’essence et de sa hausse qui étrangle le Français moyen. Ce chiffre apparaît clairement sur le tableau produit par le ministère du Budget, publié chaque mois sur la situation mensuelle du budget de l’Etat, que nous citons ci-dessus. Alors que, fin août 2020, la TICPE (qui est la taxe prélevée sur l’essence, entre autres) avait rapporté moins de 4 milliards, un an plus tard à la même date, elle en a rapporté près de 12 milliards, soit 8 milliards de plus, directement prélevés dans la poche de l’automobiliste.

Le prix de l’essence : une hausse en trompe l’oeil

Comme nous le montrons dans notre article consacré à la crise de l’énergie, le prix de l’essence augmente réellement, mais dans des proportions somme toute raisonnables par rapport à la crise de 2012. Loin de nous l’idée de nier la flambée des prix des matières premières sur laquelle nous alertons depuis plusieurs semaines. Mais ce phénomène n’est certainement pas le seul déterminant de la hausse des prix : le poids de la fiscalité joue un rôle essentiel dans la cherté du carburant.

Nous reprécisons ici le montant réel des taxes prélevées par l’Etat sur les carburants, et sur l’électricité, donnée souvent méconnue du consommateur contribuable ! Comme on le voit, à Paris, ces taxes tournent autour de 70 centimes le litre d’essence ! Si ces taxes étaient supprimées, le prix du carburant diminuerait donc quasiment de moitié…

Une taxe sur la croissance qui fait vivre la bureaucratie

Il faut comprendre que cet appareil fiscal oppressant sert essentiellement à faire vivre « l’administration administrante » comme dirait Valérie Pécresse. Elle nourrit une caste de fonctionnaires aux emplois obscurs, à l’utilité aussi imprécise que discutable, qui demande toujours plus de moyens pour produire des normes et des contrôles, sans rien apporter de positif au développement du pays.

Comme ces gens qui ont, durant le confinement, bénéficié de leur plein salaire (quand les salariés du privé étaient au chômage partiel) malgré la fermeture de leur service, ont décidé qu’ils ne sacrifieraient rien à leur train de vie, aucune baisse de taxe n’est possibile aujourd’hui. Voilà pourquoi le rural, le pri-urbain, le banlieusard dirait-on en termes vulgaires, est aujourd’hui saigné aux quatre veines : il faut bien que certains se sacrifient pour que d’autres profitent.

Il n’en reste pas moins que tous ceux-là empocheront 10 milliards d’impôts non prélevés l’an dernier pour financer leur emploi. Mais Barbara Pompili continue d’expliquer


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