Karine Le Marchand, animatrice star de L'Amour est dans le Pré, s'ouvre sur son passé dans un documentaire sur M6. Née en 1968 d'une mère lorraine et d'un père burundais absent depuis ses 18 mois, elle rejette les clivages ethniques. Son message ? Une enfance sans revendications identitaires, où l'échange et la camaraderie primaient.

Le 9 février, M6 a diffusé un documentaire intitulé « Les nouveaux Français, 100 ans d’immigration ». Présenté par Karine Le Marchand, ce programme inédit retrace l’histoire des immigrés et descendants d’immigrés de France, soit environ 13 millions d’individus. Dans ce documentaire, elle s’est exprimée sur ses origines burundaises et a fait des confidences sur son père. Aujourd'hui, selon Karine Lemarchand, environ 1 habitant sur 5 réside en France en étant immigré ou descendant d'immigrés, soit environ 13 millions de personnes. Et si on remonte aux grands-parents, ce nombre s'élève à près de 20 millions de personnes ayant un lien familial direct avec l'immigration.
Origines et absence paternelle
Le documentaire « Les Nouveaux Français, 100 ans d’immigration » a été diffusé sur M6 le lundi 9 février 2026. Ce programme présenté par Karine Le Marchand, Karine Mfayokurera de son vrai nom, retrace plus d’un siècle d’histoire française, à travers des chiffres, des témoignages et des récits personnels.
La star de « L’amour est dans le pré » a fait des confidences rares sur son géniteur. Selon l’animatrice, il n’était « pas quelqu’un de bien ». Elle a avoué être « très contente de ne pas l’avoir connu ». En effet, Karine Mfayokurera a grandi sans son père. Lors de son passage dans l’émission « Vivement dimanche sur France 2 », l’animatrice a confié que son père a quitté la maison alors qu’elle n’avait qu’un an et demi. « On ne l’a quasiment jamais revu », a-t-elle ajouté.
Karine Marchand s’est aussi exprimée sur l’histoire migratoire en France. Dans une séquence filmée devant le Musée de l’histoire de l’immigration, elle a fait des déclarations poignantes sur le sujet. « La fraternité pour moi n’est pas un vain mot. Lorsque j’étais enfant, on pratiquait la religion de nos parents sans revendiquer notre dieu, on troquait à la cantine le jambon avec les desserts des copains et, si on se chambrait sur nos origines, il n’y avait aucune défiance ni communautarisme… », a-t-elle confié.
Le récit de Karine Le Marchand, marqué par l'absence paternelle illustre que la famille biologique n'est pas toujours le fondement de l'épanouissement personnel. Elle affirme elle-même que sa « famille » est avant tout son entourage et ses amis – une conception volontariste des liens sociaux.
Le mérite, une question d'actions, pas de sang
Karine Le Marchand déclare avoir bâti sa carrière dans l'audiovisuel français par son travail, son talent et sa persévérance. Son succès ne découle ni de ses origines burundaises ni de son héritage lorrain, mais de ses initiatives et de sa capacité à s'insérer dans l'économie de marché.
L'animatrice évoque une enfance où l'on « troquait à la cantine le jambon avec les desserts des copains », sans communautarisme. "La fraternité n’est pas un vain mot", dit-elle, persuadée que beaucoup partagent ce vécu. Cela contredit les discours victimaires, soulignant une intégration basée sur l'individu, non sur l'origine.

C'est par de tels micro-échanges que se construit la cohésion sociale, bien plus que par des injonctions à célébrer les diversités ethniques. Le vrai vivre-ensemble naît de la reconnaissance des individus comme partenaires commerciaux, collaborateurs ou amis, non comme représentants de groupes.
Le récit de Le Marchand rappelle que la liberté personnelle transcende les origines. En se focalisant sur les actes concrets, elle promeut une France unie par le choix individuel, loin des divisions étatistes ou identitaires. Un appel factuel à l'essentiel : l'apport personnel au pays d'accueil.

