Jeudi 12 février, à Lyon, Quentin, militant nationaliste, a été agressé avant de succomber à ses blessures. Rapidement, des accusations ont circulé visant des militants antifascistes. L’organisation dissoute Jeune Garde antifasciste a officiellement démenti toute implication. Le parquet n’a, pour l’heure, confirmé aucun lien formel entre le groupe et les faits.

Le jeudi 12 février, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Lyon, le jeune Quentin Deranque, 23 ans, est pris à partie par un groupe de militants antifascistes. Le choc est d'une rare violence.Selon les premiers témoignages et les constatations des secours, la victime, membre du collectif identitaire Némésis, a reçu des coups à la tête alors qu'elle était au sol . Transporté dans le coma, il est décédé le samedi 14 février. Le parquet a ouvert une enquête pour "coups mortels aggravés" .
Une organisation dissoute qui se défend
Dans un communiqué transmis par son avocate, Me Aïnoha Pascual, la Jeune Garde rappelle avoir été dissoute par décret gouvernemental le 12 juin 2025. Elle affirme avoir suspendu toute activité dans l’attente de la décision du Conseil d’État.

Selon cette ligne de défense, l’organisation ne saurait être tenue responsable d’événements survenus alors qu’elle n’exerçait plus d’activité officielle. Le communiqué insiste également sur la tradition antifasciste, présentée comme opposée à la violence et à la glorification de la mort.
Sur le plan strictement juridique, aucune mise en cause formelle de l’organisation n’a été annoncée à ce stade par le parquet.
Accusations croisées et climat de tension
Le collectif Némésis, classé à droite de l’échiquier politique, a affirmé que des militants antifascistes, dont certains issus de la Jeune Garde, seraient impliqués dans l’agression. Ces affirmations ne sont, pour l’heure, pas corroborées par l’enquête judiciaire.
Lyon a déjà été le théâtre d’affrontements entre militants nationalistes et groupes antifascistes ces dernières années. La dissolution administrative décidée par le gouvernement visait précisément à contenir ces tensions.

La question de la responsabilité politique
Au-delà de la responsabilité pénale, qui relève exclusivement de la justice, demeure la question de la responsabilité morale et politique. Lorsque des groupes militants structurés adoptent une rhétorique de confrontation permanente, le risque de passage à l’acte individuel s’accroît.
La mort de Quentin pose une question que la gauche refuse d'affronter jusqu'où la complaisance envers des milices autoproclamées "antifascistes" mène-t-elle ? À Lyon, elle a mené à un meurtre.
Pendant que la Jeune Garde joue les vierges effarouchées et que LFI crie à la récupération politique, un jeune homme de 23 ans est mort pour ses idées.


