Le conflit initié le 28 février 2026, opposant la coalition américano-israélienne à la République islamique d'Iran, a atteint durant la période du 15 au 21 mars 2026 un seuil de saturation cinétique et de dégradation structurelle critique. Cette phase, caractérisée par l’opération américaine « Epic Fury », s'est transformée en une campagne d'attrition multidimensionnelle visant non seulement à neutraliser les capacités de projection de puissance de Téhéran, mais aussi à désarticuler les fondements mêmes de l'autorité du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI). À l'approche de Nowruz, le nouvel an perse, l'Iran s'est retrouvé dans une situation de siège technologique, confronté à l'utilisation de munitions de pénétration de nouvelle génération et à une campagne de décapitation de son leadership politique et militaire sans précédent dans l'histoire moderne du Moyen-Orient.


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Compte tenu de la difficulté de présenter de façon apaisée une vision unique de la guerre d'Iran, nous scindons les présentations selon les sources utilisées.
L'évolution de la campagne aérienne et la doctrine de pénétration profonde
Entre le 15 et le 19 mars, la force combinée des États-Unis et d'Israël a maintenu un rythme opérationnel soutenu, frappant des infrastructures dans au moins six provinces iraniennes. L'objectif principal est passé de la simple neutralisation des défenses antiaériennes — dont on estime qu'elles étaient détruites à 85 % au 19 mars — à l'éradication des sites de stockage de missiles profondément enterrés et des centres de commandement durcis.

L'introduction des munitions GBU-72/B Advanced 5K Penetrator
Le 17 mars 2026 marque un tournant technologique majeur avec l'emploi pour la première fois en situation de combat réel de la bombe GBU-72/B. Ces munitions de 2,3 tonnes (5 000 livres), guidées par GPS, ont été spécifiquement déployées pour frapper les installations de missiles anti-navires et balistiques dissimulées sous des couches de béton armé et de roche le long des côtes du détroit d'Ormuz. Ces frappes ont visé des arsenaux abritant des missiles de croisière subsoniques Nasir et Ghadir, ainsi que des systèmes balistiques de précision comme le Khalij Fars et le Hormuz-1, dont la portée atteint 300 kilomètres, menaçant directement tout trafic maritime dans le Golfe.

La logistique de ces frappes illustre l'ampleur de l'engagement américain. Des bombardiers stratégiques B-1B Lancer, opérant depuis la base de la Royal Air Force à Fairford au Royaume-Uni, ont effectué des sorties de plus de 8 500 kilomètres pour délivrer ces munitions. Chaque B-1B est capable d'emporter jusqu'à 12 de ces bombes, offrant une puissance de destruction concentrée que les chasseurs-bombardiers F-15E ne peuvent égaler avec leur emport limité à une seule unité. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé que des dizaines de ces munitions ont été utilisées pour sceller les entrées des tunnels et détruire les stocks internes, rendant prétendument les batteries côtières iraniennes inopérantes.

État des lieux des infrastructures stratégiques touchées (15-21 mars)
|
Cible /
Installation |
Province |
Date de
l'opération |
Impact
opérationnel |
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Quartier
général de la Marine du CGRI |
Téhéran |
16 mars |
Destruction
du centre de planification navale. |
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Base de
missiles de Khorgu |
Hormozgan |
18 mars |
Dommages
majeurs aux bunkers de munitions au nord de Bandar Abbas. |
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Shiraz
Electronic Industries (SEI) |
Fars |
18 mars |
Rupture des
lignes de production d'avionique et de guidage missile. |
|
Port de
Bandar Anzali (4e District) |
Gilan |
18 mars |
Destruction
de la frégate IRIS Deylaman et du chantier naval. |
|
Base de
missiles Chamran |
Bushehr |
20 mars |
Trois frappes
successives sur des structures durcies à Jam. |
|
Usine de
Karaj |
Alborz |
20 mars |
Destruction
d'une ligne d'assemblage de missiles balistiques. |
Cette campagne ne s'est pas limitée aux actifs offensifs. Le 17 mars, un projectile a atterri à seulement 350 mètres du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr. Bien que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ait confirmé l'absence de dommages structurels au réacteur, l'incident souligne le risque de catastrophe écologique inhérent à l'intensité des combats dans les zones de haute valeur stratégique.

Guerre navale et paralysie du détroit d'Ormuz
La période du 15 au 21 mars a vu une cristallisation de la crise maritime dans le détroit d'Ormuz. Ce qui était initialement une perturbation est devenu un blocage quasi total, avec des répercussions sismiques sur les marchés mondiaux de l'énergie, le prix du pétrole dépassant les 100 dollars le baril.





