La dissolution, cet écran de fumée qui fait tomber les masques

La dissolution, cet écran de fumée qui fait tomber les masques


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La dissolution a été la grande affaire du week-end, et même, pourrions-nous dire, le grand écran de fumée du week-end, puisqu'il s'agit d'une campagne de communication destinée à cliver et à dramatiser le débat, selon la bonne technique utilisée par Emmanuel Macron depuis son arrivée à l'Elysée. Elle a permis de rappeler l'utilité de la presse subventionnée, comme le Journal du Dimanche : porter docilement la voix du Président sans le moindre esprit critique.

Le Journal du Dimanche, propriété de Lagardère, a mis le paquet ce week-end pour vendre la soupe de la dissolution prétendument préparée par Emmanuel Macron. L’hebdomadaire a même publié un « protocole » pour prouver ses affirmations.

Bien évidemment, il s’agit d’une opération de communication téléguidée depuis l’Elysée. Le Président avait ordonné une première salve, tombée à l’eau, en septembre, lorsqu’il avait chargé son entourage de relayer largement le message d’une dissolution immédiate en cas de motion de censure. IL avait instrumentalisé un dîner de la majorité pour orchestrer ces « fuites » destinées à effrayer l’opposition.

Quatre motions de censure plus tard, il remet le couvert, en assurant avoir tout préparé pour une dissolution imminente. À cette nuance près qu’aucune campagne d’investiture n’a été préparée, qu’aucun député de la majorité n’est prêt, ce qui souligne bien l’imposture de cette prétendue information.

Au moins, cette campagne orchestrée révèle deux choses.

La première est que le macronisme est décidément allergique à la logique de négociation et d’alliance. Ainsi, alors qu’Elisabeth Borne cherche des alliances au cas par cas, Macron lui complique singulièrement la vie en remettant une dose de clivage et de crispation dans le landerneau politique parisien.

La seconde est que le Journal du Dimanche, à l’unisson du cartel de la presse subventionnée, est bien l’exécuteur des basses oeuvres présidentielles. Rien de plus.


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