Inventaire avant fermeture : quand les Juifs ne crachaient pas sur les prêtres dans les rues, c'était mieux

Inventaire avant fermeture : quand les Juifs ne crachaient pas sur les prêtres dans les rues, c'était mieux


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Dans l'effritement du monde que j'observe avec une lucidité mélancolique, je dois confesser que je trouvais plus agréable l'époque où un Juif de Jérusalem crachant sur un prêtre catholique près du Saint-Sépulcre était un incident diplomatique. Qu'avons-nous fait pour que cette pratique devenue courante, voire banale, ne nous empêche pas de suivre aveuglément Israël et sa folie suprémaciste ?

En écrivant cette chronique qui concerne la pratique juive ordinaire à Jérusalem, qui plus est : habitant en France, pays de la deuxième diaspora juive dans le monde, donc particulièrement sous surveillance, j'ai conscience d'affronter sans arme une forteresse bien gardée, et même mieux (ou pire, selon le point de vue) que ça. Je n'ai pas encore écrit une ligne sur le fond que déjà pleuvent les accusations d'antisémitisme. Ainsi va la folie de l'époque, d'autant plus folle qu'elle est propagée par des esprits simplistes et pathétiques pour qui prononcer le mot "juif" quand on est goy expose déjà à l'accusation d'antisémitisme pathologique.

J'ajoute que j'ai en tête le cas de plusieurs lecteurs ou lectrices parfaitement goyim, mais déjà convaincus que parler d'un problème de tolérance juive à Jérusalem est la preuve d'une obsession maladive totalement suspecte. En France, il est devenu normal d'associer couramment le mot Islam et terrorisme - cette association spontanée ne vous expose pas couramment à l'accusation d'islamophobie. En revanche associer le mot judaïsme et le mot racisme ou intolérance vous expose spontanément à l'accusation la plus stigmatisante : celle de nostalgie du nazisme.

Tel est le "deux poids deux mesures" imposé par une presse subventionnée aux ordres (qui suscite majoritairement un rejet spontané dans l'opinion française mais, chut ! nous n'avons pas le droit d'en parler). L'Islam, tu peux le dénoncer sans risque, le judaïsme, tu peux éventuellement en dire du bien, mais avec risque.

Je tenais tout particulièrement à écrire cette chronique le jour où nous apprenons que le gouvernement israélien a ordonné la fermeture du Saint-Sépulcre à l'approche de Pâques, sans tenir compte de l'avis des autorités religieuses chrétiennes.

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Reste qu'il existe une pratique de plus en plus répandue à Jérusalem, ville trois fois sainte : c'est l'intolérance et la haine ordinaires du Juif religieux qui crache sur le prêtre ou la religieuse croisé sur la Via Dolorosa, parce que les Chrétiens seraient des envahisseurs d'Israël.

Voilà une bonne façon de nous remercier ! car sans le soutien européen (et américain chrétien) aveugle, mu par une culpabilité très discutable vis-à-vis de la Shoah (et qui, tôt ou tard, trouvera son terme légitime), Israël aurait de longue date disparu. Mais l'hubris israélienne n'a visiblement pas de limite : non seulement, il est normal de nous accuser d'antisémitisme à la moindre interrogation sur le respect du droit de la guerre ou du droit international par Israël, non seulement il est normal de nous expliquer que nous sommes des mous du genou face à l'Islam dès que nous ne violons pas les Droits de l'Homme à la vue d'un Musulman, mais il faut encore nous expliquer que nous sommes des nostalgiques du Zyklon B lorsque nous nous indignons de voir un Juif de Jérusalem cracher ordinairement sur un prêtre à la sortie du Saint-Sépulcre.

Là encore, grâce à la culpabilité de la Shoah, ce phénomène scandaleux passe sous les radars d'un certain nombre de bonnes âmes chrétiennes qui n'en finiront jamais de s'excuser d'exister, et qui seront prêtes à se confondre en contritions jusqu'au dernier Palestinien présent sur la terre de ses ancêtres (si nous devions parler de la décadence de l'Occident, nous la trouverions dans cette façon permanente de s'excuser d'exister à tout propos). Il n'en reste pas moins que le crachat lancé par un Juif anonyme et "quotidien" sur un prêtre à Jérusalem, prouve que, comme tous les autres monothéismes, le judaïsme peut être producteur de haine, de racisme, de violence, d'agression, de bêtise profonde.

Il n'y a aucun antisémitisme à dénoncer cette évidence, mais simplement du bon sens : la religion aveugle les âmes et les abrutit. Le judaïsme n'est ni meilleur ni pire que les autres religions : il est un banal opium du peuple.


Le problème tient à la réaction officielle vis-à-vis de cette haine ordinaire du Juif militant pour le clergé chrétien, dont le clergé catholique. Le toxique ministre israélien de la sécurité nationale, le funeste Ben Gvir, issu du mouvement Force juive, avait justifié le fait de cracher sur un prêtre à la sortie du Saint-Sépulcre en expliquant qu'il s'agissait d'une vieille coutume juive. Voilà qui est simple : un Chrétien qui crache sur un rabbin dans une rue de Paris, c'est un acte antisémite, un Juif qui crache sur un prêtre à Jérusalem, c'est une vieille coutume.

Selon que tu seras Juif ou Chrétien, tu seras plus ou moins coupable. La Fontaine nous a appris l'hypocrisie parfaite de ces raisonnements tordus.

Compte tenu de la pression internationale qui est montée, la police israélienne a dû agir. Alors que des policiers en civil avaient arrêté cinq Juifs qui avaient craché sur des chrétiens, le même Ben Gvir, tout ministre de la sécurité qu'il est, a affirmé publiquement :

 « Je continue de penser que cracher sur des chrétiens n’est pas un acte criminel. Je pense que nous devons agir par l’instruction et l’éducation. Tout ne justifie pas une arrestation. »

Redisons-le, pour un ministre religieux israélien, cracher sur un Juif à Paris, c'est la nostalgie d'Auschwitz passible de prison, mais cracher sur un chrétien à Jérusalem, ce n'est pas un acte criminel. Ben Gvir est toujours ministre de Nétanyahou, et continue de nous donner des leçons de civilisation, de tolérance et d'antisémitisme.


Ce qui me gêne dans cette affaire, ce que je tiens pour de l'avachissement, pour de la servitude volontaire, pour de la soumission honteuse, c'est le persistant aveuglement français, singulièrement dans la caste, vis-à-vis de la haine israélienne ordinaire qui est au pouvoir, et singulièrement vis-à-vis de la haine anti-chrétienne qui est légitimée par le gouvernement de Nétanyahou, lequel nous intime de participer à ses guerres de haine et d'intolérance.

Prenons au hasard le cas de Bruno Retailleau, qui se présente comme "conservateur" chrétien et qui, accessoirement, non seulement s'entoure d'amis d'Israël au plus haut niveau, mais se montre plus strict, plus rigoureux, plus intolérant dans la défense d'Israël que le CRIF lui-même. L'avons-nous entendu élever la moindre protestation contre la fermeture sine die du Saint-Sépulcre à l'approche de Pâques ? L'entendons-nous demander la démission de Ben-Gvir, ce grand pourfendeur du christianisme ?

Pas un mot. Voilà qui s'appelle de la soumission, et qui nous rappelle qu'on peut être une "grande gueule" vis-à-vis de l'Algérie musulmane, et un parfait soumis vis-à-vis d'Israël.

Dois-je prendre les exemples de Sarah Knafo ou d'Eric Zemmour, pour qui le "judéo-christianisme" se résume surtout au judaïsme et implique peu de respects pour ces avachis de goyim, qui finiront bien par dire merci en avalant les couleuvres de Tel-Aviv ? Dans tous les cas, on voit comment le front judéo-chrétien vis-à-vis de l'Islam traite les Chrétiens au jour le jour.


Alors oui, je suis marri de voir la montée de l'intolérance religieuse en Israël, non celle des Musulmans pour les Juifs, mais celle des Juifs religieux pour les Chrétiens. Cette évolution devrait légitimement nous interroger.

Je le redis, si un Musulman s'autorisait à cracher sur un prêtre chrétien, l'anecdote, et ce ne serait que Justice, ferait le tour du monde. Mais qu'un Juif orthodoxe crache sur un Chrétien ne semble poser de problème à aucun de ceux qui dénoncent l'Islam comme une menace pour notre civilisation.

Bizarre, vous avez dit bizarre ?


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