INSEE 2025 : la preuve officielle de la sécession de la Caste et du grand déclassement organisé

INSEE 2025 : la preuve officielle de la sécession de la Caste et du grand déclassement organisé


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La technostructure, dans un élan de transparence bureaucratique presque suicidaire, a fini par avouer ce que nous dénonçons inlassablement ici depuis des années. La publication de l'édition 2025 de France, portrait social par l'INSEE n'est pas qu'un recueil de statistiques arides. C'est l'acte de décès officiel du pacte social français et la confirmation éclatante de la sécession des élites.

Ce que les "complotistes" murmuraient hier est aujourd'hui imprimé noir sur blanc par l'Institut national de la statistique : pendant que la classe moyenne s'effondre sous le poids de l'inflation et que les nouveaux serfs du "care" triment pour des miettes, la Caste, elle, s'est envolée vers des stratosphères financières inaccessibles.

La mécanique du hold-up : 0,1 % contre le reste du monde

Lisons entre les lignes de ce rapport. L'INSEE nous apprend qu'entre 2003 et 2022, le fossé entre les ultra-riches (le top 0,1 %) et le peuple ne s'est pas contenté de se creuser : il a changé de nature. L'écart de revenus avec les plus modestes est passé de 95 fois à 167 fois. Ce n'est plus une inégalité, c'est un changement d'espèce.  

Mais le plus fascinant réside dans la structure de cet enrichissement. Pour 99,9 % des Français, le revenu, c'est le fruit du travail. Pour la Caste, le travail est devenu accessoire : 47 % de leurs revenus proviennent désormais du capital mobilier. Ils ne produisent plus, ils prélèvent. Ils ne créent pas, ils captent la rente de la financiarisation de l'économie, dopée par les politiques monétaires accommodantes des banques centrales et l'expansion fulgurante de l'hyper-capital anglo-saxon qui favorise la concentration des actifs.  

La complicité fiscale de l'État profond

Le rapport contient une bombe à retardement politique que la presse mainstream s'empresse de noyer sous des éléments de langage rassurants. On nous dit que les riches paient "plus d'impôts en volume". C'est l'arbre qui cache la forêt de la démission fiscale de l'État.

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La réalité brute, c'est que le taux d'imposition moyen de ces ultra-riches s'est effondré, passant de 41,1 % à 17,9 % en vingt ans. Merci qui ? Merci les exonérations diverses et variées, notamment les mécanismes d'optimisation à l'étranger, comme les Family Office. L'État macrono-technocratique a sciemment organisé l'exfiltration fiscale des revenus du capital, transformant l'impôt progressif en une fiction pour salariés captifs, tandis que l'oligarchie jouit d'une fiscalité de paradis judiciaire au cœur même de la République.  

Les nouveaux esclaves du "Monde d'après"

Et pendant que le top 0,1 % navigue entre dividendes et optimisation fiscale, qui fait tourner la machine? L'INSEE nous jette au visage la misère des "professions sociales". Ces 1,1 million de "premiers de corvée", majoritairement des femmes, qui nettoient, soignent et assistent nos aînés pour une moyenne de 14 640 euros par an. Pour les aides à domicile, c'est même moins de 10 000 euros, soit en dessous du seuil de pauvreté.  

Le cynisme du système atteint ici son paroxysme. La Caste vieillissante (car le top 0,1 % est vieux, nous dit l'INSEE) a besoin d'une armée de serviteurs bon marché pour assurer son confort biologique. Le modèle social français ne sert plus à redistribuer les richesses, il sert à subventionner, par la prime d'activité et les minima sociaux, la survie d'une main-d'œuvre que le marché refuse de payer à sa juste valeur.

Il est temps de faire sécession

Ce rapport est une validation de tout ce que j'écris dans Sécession. L'État-providence sert à avachir le peuple à coups de subventions, et il est désormais chapeauté par un État-prédateur au service d'une minorité nomade et financiarisée. Attendre une réforme de ce système est une illusion. Le "ruissellement" est un mensonge statistique : l'argent monte, il ne redescend jamais.

Face à ce constat d'avachissement généralisé et de pillage organisé, il n'y a plus de solution politique au sens classique. Il ne faut plus attendre que l'État nous sauve. Il faut organiser sa propre résilience, sortir de la dépendance aux revenus de transfert qui nous enchaînent, et rebâtir, à l'échelle locale, des solidarités réelles que la technocratie ne pourra pas taxer.

L'INSEE a fait le constat de l'autopsie. À nous de ne pas rester dans le cimetière. Retrouvez prochainement notre Guide pratique de la Sécession.


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