Alors que le gouvernement israélien, à l'approche de Pâques, a directement ordonné la fermeture du Saint-Sépulcre, événement inouï depuis le début des Croisades, les défenseurs du prétendu Occident judéo-chrétien passent méticuleusement sous silence la montée de l'intolérance anti-chrétienne en Israël.

Alors que les regards du monde sont rivés sur les lignes de front mouvantes du Proche-Orient, une autre guerre, plus silencieuse mais tout aussi dévastatrice pour l’âme de Jérusalem, se joue à l’ombre des Lieux saints. Il est temps de briser le silence sur une réalité que beaucoup préfèrent ignorer : l’escalade systématique de l’intolérance envers les communautés chrétiennes en Israël. Ce que nous observons entre 2023 et 2026 n’est pas une simple série d’incidents isolés, mais le symptôme d’une « fièvre messianique » qui menace de transformer la Ville éternelle en un ghetto exclusiviste.
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La banalisation de l’abject
Les chiffres, froids et implacables, parlent d’eux-mêmes. Le Rossing Center for Education and Dialogue a recensé 111 incidents anti-chrétiens en 2024, marquant une hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Mais ne nous y trompons pas : ces statistiques ne sont que la « partie émergée de l’iceberg ». On estime que 90 % des agressions ne sont jamais signalées par des victimes qui ont perdu toute confiance en une police souvent accusée d'inertie.

Ce qui frappe aujourd'hui, c'est le passage de ce que les experts appellent le « Smash » (le vandalisme spectaculaire) au « Squeeze » (la pression quotidienne). Certes, les profanations de cimetières sur le mont Sion ou le saccage de statues du Christ sur la Via Dolorosa sont révoltants, mais c'est la « phénoménologie du crachat » qui illustre le mieux la dégradation du climat social. Se faire cracher dessus à Jérusalem est devenu, pour un prêtre ou une religieuse, une probabilité quasi quotidienne. Plus grave encore, cette pratique est parfois présentée par certains leaders politiques comme une « vieille tradition juive », normalisant ainsi l’insulte religieuse au plus haut niveau de l’État.

