Alors que l’escalade militaire entre l’Iran et Israël s’intensifie, la psychose s’est emparée de la Perle du Golfe. Les expatriés, ces "talents internationaux" tant choyés, fuient par tous les moyens. Mais la porte de sortie a un prix, et il est exorbitant.

Face à l’escalade du conflit en Iran et aux risques de bombardements, les expatriés et de nombreux employés d’entreprises ont décidé de quitter Dubaï. Mais le coût d’évacuation s’annonce particulièrement élevé. Selon des compagnies d’assurance spécialisées en gestion de crise, il faudra débourser des centaines de milliers de dollars, car les moyens de transport se font rares et les frais ont augmenté.
Dubaï, carrefour mondial pris dans la tourmente
Le conflit entre Iran, Israël et les États-Unis déborde désormais bien au-delà des lignes de front. À Dubaï, vitrine financière du Golfe, un exode silencieux s’organise.

Selon le Financial Times, la suspension massive des vols commerciaux depuis les Émirats arabes unis a déclenché une flambée spectaculaire des coûts de départ. Des dizaines de milliers de passagers seraient bloqués dans les hubs régionaux. Les autorités américaines recommandent à leurs ressortissants de partir par vols commerciaux… quasi inexistants.

Dans les tours climatisées, le télétravail a été généralisé en quelques heures. Mais la confiance s’effrite : frappes de drones et missiles dans la région, incertitude militaire, volatilité permanente des décisions aériennes. « Maintenant, ils comprennent que ça va durer. Alors ils partent », résume une agente de voyages.
250 000 dollars pour un vol
Face à la paralysie aérienne, certaines multinationales affrètent des jets privés. Coût annoncé : jusqu’à 250 000 dollars le vol. Les tarifs des charters auraient presque doublé en quelques jours. Une évacuation d’entreprise se chiffre désormais en centaines de milliers de dollars.

Pour les autres, la route reste l’ultime option.Un trajet en taxi vers Oman, facturé quelques centaines de dollars avant la crise, atteint désormais 5 000 dollars selon des assureurs spécialisés. Mascate attire car la frontière omanaise demeure ouverte et les formalités ont été assouplies.
Des compagnies comme Air France, KLM, Lufthansa et British Airways organisent des vols de rapatriement depuis Oman. Mais les rotations restent limitées face à la demande.
L’agent de voyages cité par le FT résume parfaitement le changement de psychose : « Au début, les gens restaient calmes. Maintenant, ils comprennent que ça va durer. Alors ils partent. » Ce "ça va durer" est une claque pour les Émirats.




